

Il était une fois? Oui, cet article pourrait commencer par ces mots, car c'est bien une histoire que nous avons entendue, vue et que nous allons vous raconter. L'histoire de Jacques Owczarek, de sa rencontre avec Hide Kasuga et de leur lapin blanc JOKIO. Une histoire qui est à la fois un aboutissement et un commencement en ce mercredi 3 octobre, jour où le lapin JOKIO, nouvelle création de Jacques Owczarek est présentée dans un tout nouveau et incroyable matériau, Blanc Bijou, à Fine Art Asia 2012.
Une première mondiale dont Jacques Owzcarek reste ébloui, lui, artiste français, créateur de cette pièce unique "numéro un de un" qui ouvre de nouvelles perspectives aux artistes du monde entier. Une succession de rencontres et de belles histoires?
Lancement de Jokio le 3 octobre 2012 ? Fine Art Asia 2012
De gauche à droite : M.Calvin Hui (Fine art Asia), M.Andy Hei (Fine Art Asia), M.Dumonteil (Galerie Dumonteil), M. Jacques Owczarek (sculpteur), M. Kumamaru (consul général du Japon à Hong Kong), M.Barthélémy (consul général de France à Hong Kong), M. Hide Kasuga (Blanc Bijou)
Crédit photo : SM
La genèse
Tout commence à Paris, il y a plusieurs années, où Jacques Owczarek s'ennuie?
Il prend de la terre et ses mains commencent à modeler, à travailler. Sous ses yeux ébahis, des formes, des animaux prennent corps, prennent vie, comme une évidence. Pourquoi des animaux ? Il ne sait pas, "il n'y connait rien" mais pendant 10 ans, mu par un élan quasi-mystique Jacques Owczarek laisse parler ses mains, sculpte pour lui, ne montre pas ses ?uvres. Il fait naitre des animaux avec des lignes très pures qui évoquent un peu l'origami. Très perfectionniste, sa rencontre avec Didier Landowski, célèbre maitre fondeur qui "traduit en beau", en bronze, ses ?uvres, est alors déterminante. C'est le début d'une histoire.
L'histoire se poursuit avec une autre rencontre, celle du grand marchand d'art Lucien Bourdon. C'est avec une grande émotion que Jacques Owczarek en parle aujourd'hui, en ce jour très spécial pour lui.
Ce jour là, c'est un chat en bronze que Lucien Bourdon lui avait commandé, qu'il remet au marchand. Celui-ci le reçoit comme un cadeau : il le prend, le serre sur son c?ur avant de prononcer ces simples mots : "je l'aime". Oui, cet instant reste précieux, magique, inoubliable, humain ? c'est encore le début d'une histoire.
La vie du sculpteur Jacques Owczarek est faite de rencontres primordiales. Ainsi celle qu'il fait à la fin des années quatre-vingt dix avec Pierre M. Dumonteil, grand marchand d'art parisien spécialiste des animaux qui le reçoit et lui prend 3 pièces en dépôt alors qu'il n'est qu'un modeste autodidacte sans autre crédit que le produit de ses mains. Sa première pièce est vendue dès le premier jour. Ainsi lancé et épaulé, Jacques prend confiance et peut commencer à déployer ses ailes, à explorer de nouveaux chemins sans jamais savoir où ses mains et l'art qu'il canalise le mèneront ?. et cela fait 12 ans que cette autre histoire d'hommes dure et que les galeries de M. Dumonteil exposent les ?uvres de Jacques Owczarek.
JOKIO le lapin par Jacques Owczarek en Blanc Bijou - Crédit photo : blanc bijou
Une rencontre décisive
Nous y voila, nous pouvons, à ce moment de l'histoire vous raconter celle du sculpteur Jacques Owczarek et de M.Hide Kasuga. L'histoire d'un partage et d'une communion d'esprit entre ces deux hommes que rien ne prédisposait à se rencontrer. D'ailleurs rien n'aurait pu se faire sans Rachel Hardouin, douce et souriante collaboratrice de Jacques Owczarek. C'est elle qui arrive un jour à l'atelier du sculpteur et lui dit qu'elle a fait une rencontre extraordinaire : celle de M. Hide Kasuga, fondateur de Blanc Bijou, qu'il doit absolument rencontrer.
M. Kasuga, âgé seulement de 38 ans, est un "Léonard de Vinci des Temps Modernes". Arrivé de son Japon natal pour étudier à Polytechnique, il rencontre Paris, la France et les français. Arrière petit fils du fondateur de Nikki FRON Tokyo dont il assume aujourd'hui la présidence, il va créer à Paris la société Blanc Bijou.
Rachel nous confie que ce scientifique visionnaire poursuit ses recherches et qu'il prépare une thèse sur les fluorés, à un niveau si élevé que l'attribution du Prix Nobel de Chimie est envisageable.
Que toutes ces digressions ne nous empêchent pas de revenir à notre histoire : quelques temps plus tard, donc, arrivé dans une limousine noire, le costume impeccable, M. Kasuga, homme pressé, pénètre dans l'antre de l'artiste impressionné.
Ils resteront ensemble 2 heures et demi.
"Dans mon petit atelier, une caverne plutôt sombre, le temps s'arrête" dit l'artiste.
Jacques Owczarek aime évoquer cette première rencontre et, non sans humour, la poussière blanche du plâtre de l'atelier qui se déposait alors tout doucement sur le costume noir de son visiteur, les gestes inutiles de celui-ci pour essayer de s'épousseter discrètement, sa gêne grandissante devant ce visiteur de marque alors qu'une véritable connexion est finalement en train de naitre entre le scientifique et l'artiste : même recherche d'absolu, même quête de la perfection.
C'est le début d'une nouvelle histoire, de cette histoire qui est présentée à Hong Kong : M.Hide Kasuga propose à l'artiste français Jacques Owczarek de créer une pièce avec son nouveau matériau révolutionnaire, Blanc Bijou.
Du minerai, à la poudre, à Blanc Bijou
Crédit photo : ER
Une nouvelle matière très zen
Matériau d'exception, Blanc Bijou (nom donné en hommage au grand-père de M. Kasuga qui appelait le pétrole Bijou Noir) est un fluor polymère issu d'une pierre semi-précieuse : la fluorine (60% venant de Chine, 20% du Chili et 20% d'Afrique du Sud). La pierre est réduite en poudre, chauffée à très haute température, pour être compactée en blocs destinés à être sculptés. Pour ses qualités exceptionnelles, Blanc Bijou a reçu la distinction "Highlight Material of the Year 2012" lors du salon Maison & Objet 2012. C'est LE matériau du XXIème siècle.
M. Kasuga est un visionnaire, il voit pour Blanc Bijou un développement dans le monde de l'art.
Jacques Owczarek réalise donc un bronze, un lapin, qu'il envoie au Japon à M. Kasuga. Sur place, les équipes japonaises le scannent en 3D et le concrétisent en Blanc Bijou. Leur lapin JOKIO est né, d'une blancheur éternelle et au toucher unique. Vitrine d'un savoir-faire japonais et de la créativité du sculpteur français Owczarek : ?Regardez jusqu'où on peut aller dans la perfection'.
Jokio nait à nouveau à Hong Kong, où il est présenté pour la première fois au public.
East meets west, la boucle est bouclée
Hong Kong ? Encore une évidence, à la fois un "retour aux sources" pour Blanc Bijou qui est fait à partir de matériaux essentiellement chinois mais aussi un endroit symbolique de la rencontre entre l'orient et l'occident, tout ce que porte JOKIO, le lapin blanc.
Hong Kong, un lieu que découvre Jacques Owczarek pour la toute première fois et qu'il trouve surprenant, accueillant, réceptif, jeune, "cool" ?
Il parle du Bonheur d'être là, d'être "ailleurs". Des "Mercis" plein la bouche, il s'émerveille des gens formidables qu'il rencontre, qui l'ont aidé, à Paris, à Hong Kong, le Consulat de France, les équipes d'Ubifrance?
Comment lui l'autodidacte, par quel miracle, il fait jaillir ces créatures de ses mains ..
Que son seul talent c'est de "savoir s'entourer de gens talentueux" ?
Que cette histoire est une évidence faite de rencontres et de partage.
Et pour que l'histoire se termine aussi bien que dans les plus beaux contes de fées, Jacques Owzcarek exprime un v?u : "qu'un collectionneur ait un ?coup de foudre' pour JOKIO".
Parce qu'il le sait, sa création ne lui appartient déjà plus, elle va désormais vivre sa propre vie ?
Alors, allez vite le voir, partagez ce rêve le temps d'une visite, JOKIO est exposé a la Galerie Dumonteil, jusqu'au 7 octobre, à Fine Art Asia,au Hong Kong Convention and Exhibition Centre.
Emmanuelle Roques et Sophie Mabru (www.lepetitjournal.com/hongkong.html), vendredi 5 octobre 2012
Pour en savoir plus :
Site de Blanc bijou ICI
Site de Jacques Owczarek ICI
Fine Art Asia 2012 ICI















