Lee Jae Myung, président de la République de Corée, a effectué une visite officielle au Vietnam avec sa femme, Kim Hae Kyung. Ils y ont été reçus par le secrétaire général du parti et président de la République du Vietnam To Lam, également accompagné de sa femme, Ngo Phuong Ly. Ils ont été reçus au palais présidentiel à Hanoï le mardi 21 avril, et y ont tenu des discussions pendant 4 jours.


Durant cette visite, une cérémonie d’honneur a été tenue en l’honneur du dirigeant coréen, et des accords commerciaux ont été signés.
Des relations bilatérales prospères
Les deux pays ont entamé leurs relations diplomatiques le 22 décembre 1992, et ces dernières se sont développées au cours de trois décennies, devenant un partenariat économiquement bénéfique. En décembre 2022, la signature du partenariat stratégique global a contribué à renforcer davantage la confiance politique entre les deux pays, avec une coopération régulière aux plus hauts niveaux de l’Etat.
L’économie et le commerce restent au cœur de la coopération entre les deux pays, et pour cause, la Corée du Sud est le premier investisseur étranger au Vietnam, avec 10 447 projets représentant un capital de plus de 98 milliards de dollars principalement dans l’industrie, les hautes technologies, l’électronique et l’automobile. La République de Corée est également la deuxième source de touristes au Vietnam, représentant 21% des touristes étrangers en 2025. Enfin, ce pays est aussi le deuxième fournisseur d’aides publiques au développement, son troisième partenaire commercial et enfin son troisième marché d’exportation de main-d'œuvre.
En 2025, les échanges bilatéraux entre les deux pays ont atteint 89,5 milliards de dollars, enregistrant une hausse de 9,6% par rapport à l’année précédente. Au cours du premier trimestre de cette année, mes échanges ont atteint 26,9 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 30% par rapport à la même période en 2025. C’est donc un partenariat d’une grande importance, et sûrement destiné à se développer davantage au cours des prochaines années.
Des objectifs commerciaux ambitieux
Au cours des discussions lors de la visite officielle, les deux dirigeants se sont accordés à dire qu’il fallait établir une vision stratégique pour une plus grande connectivité économique dans un contexte mondial en évolution, avec comme objectif final d’atteindre un commerce bilatéral chiffré à 150 milliards de dollars d’ici 2030.
Pour cela, ils se sont engagés à faciliter le commerce et à aider les entreprises vietnamiennes à s’intégrer dans les chaînes de production et d’approvisionnement coréennes afin de faire du Vietnam un pays autonome et indépendant économiquement.
To Lam a exprimé sa gratitude au président pour l’investissement et la contribution des entreprises sud-coréennes au développement socio-économique du Vietnam, particulièrement dans des secteurs clés comme le développement des infrastructures, de l’industrie des semi-conducteurs ou encore de la construction de data-centers. Le président Lee a quant à lui exprimé ses espoirs que le gouvernement vietnamien continuent à soutenir et à résoudre les difficultés rencontrées par les projets financés par des investisseurs coréens.
La coopération scientifique comme pilier de collaboration
La coopération scientifique a été l’un des principaux sujets abordés lors de la visite du président Lee. Les deux chefs d’Etat se sont accordés sur le renforcement de la collaboration scientifique et technologique, et le président To Lam a appelé le président Lee à continuer de soutenir le Vietnam dans le développement du projet d’institut Vietnam-Corée des sciences et technologies (VKIST).
En retour, le président Lee a dit que la République de Corée était prête à un transfert de technologies au Vietnam concernant les industries de l’intelligence artificielle, des semi-conducteurs et de l’énergie verte, ainsi qu’une aide à la formation de ressources humaines pour assister la modernisation technologique au Vietnam.
Enfin, les deux présidents se sont accordés pour dire que l’élargissement de la coopération en termes de culture d’éducation et d’échanges entre les peuples seraient bénéfiques pour forger des relations encore plus durables. Ainsi, ils se sont engagés à protéger les droits des citoyens vivant, étudiant et travaillant sur le territoire de l’autre, y compris les familles multiculturelles.
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