C’est une véritable consécration qu’aura connu To Lam en ce mardi 7 avril 2026. Déjà Secrétaire général du Parti communiste vietnamien, il a été élu, et à l’unanimité, Président de la République socialiste du Vietnam. A l’instar de Xi Jinping en Chine, il cumule deux des plus hautes fonctions de l’Etat et assoit encore un peu plus sa domination. Une domination d’autant plus prégnante que les députés ont également choisi de reconduire Tran Thanh Manh à la Présidence de l’Assemblée nationale, confirmant ainsi la dynamique enclenchée à l’été 2024.


Dire de To lam qu’il est le nouvel homme fort du Vietnam est un doux euphémisme. Il était déjà ressorti triomphant du XIVe Congrès national du parti communiste, et comme si cela ne suffisait pas, il vient encore de consolider son pouvoir en devenant le tout premier Secrétaire général à être ainsi élu « à la régulière », et non à la suite d’un décès ou d’une démission comme cela avait déjà été le cas pour lui en 2024, à la tête de l’Etat.
Une consolidation du pouvoir sans précédent
Au Vietnam, la fonction présidentielle est largement honorifique et protocolaire. Il n’empêche. Le simple fait que la personne qui l’exerce soit aussi le dirigeant politique numéro un du pays n’a bien évidemment rien d’anodin et en dit long, en tout cas, sur son prestige et son ascendant.
« Maintenir un environnement pacifique et stable, promouvoir un développement rapide et durable, améliorer les conditions de vie de la population, faire du Vietnam un acteur du progrès dans la région et dans le monde »
Le moins que l’on puisse dire du discours d’investiture du nouveau Président, c’est qu’il confirme les ambitions et le dynamisme affichés par le Secrétaire général.
Un nouveau cycle politique marqué par stabilité
Le Vietnam tient donc sa nouvelle équipe dirigeante pour les cinq années a venir, avec To Lam qui tient les rênes du pouvoir politique et représentatif (Secrétariat général du parti et Présidence de la République), Le Minh Hung qui en tant que Premier ministre est a la tète de l’exécutif, et Tran Thanh Manh, qui reste l’homme du législatif après avoir conforte son siège de Président de l’Assemblée nationale : le traditionnel quadriumvirat est donc devenu, au moins le temps d’un quinquennat, un triumvirat.
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