Le 22 octobre, Hô Chi Minh-Ville a officiellement mis en service la ligne d’assistance 1022. Ce service, accessible 24h/24 et 7 jours sur 7, permet de signaler les cas d’enfants victimes de violences, d’abus, de maltraitance ou de travail illégal, ainsi que les situations de femmes victimes de violences ou d’abus nécessitant une aide.


Ces derniers temps, le Vietnam a franchi des étapes importantes en matière de protection de l’enfance. Selon la représentante de l'UNICEF au Vietnam Silvia Danailov sur Vietnamplus, « le Vietnam a toutes les raisons d'être fier de ses efforts, tant au niveau national que régional et mondial. Sur le plan national, le pays a adopté plusieurs textes fondamentaux pour renforcer la sécurité des mineurs, notamment la Loi sur l’enfant. »
C’est dans ce contexte que Hô Chi Minh-Ville a officiellement lancé, le 22 octobre, une nouvelle ligne d’assistance : le 1022.
Un numéro unique pour remplacer l’ancienne ligne
Le 1022 est intégré au système d’assistance téléphonique de la métropole et remplace l’ancien numéro de consultation. Les autorités veulent ainsi accélérer le traitement des signalements, renforcer la coordination entre les services et garantir la sécurité des enfants pris en charge.
Pour Nguyên Tang Minh, directeur adjoint du Service de la santé de la ville, cette mise en service marque une étape importante. Elle permet d’unifier les canaux de recueil des informations et d’instaurer un processus de traitement « unifié, transparent et confidentiel ».
Une ligne déjà sollicitée
L’ancienne ligne avait déjà accompagné de nombreux enfants victimes d’abus sexuels, de violences ou d’abandon. Elle avait aussi aidé des jeunes confrontés à des difficultés psychologiques, sanitaires ou juridiques. Le soutien allait de l’aide psychologique et juridique à la prise en charge médicale. Les enfants défavorisés ou en mauvaise santé pouvaient également bénéficier d’examens médicaux et d’un soutien nutritionnel régulier, dans le cadre d’un projet d’accompagnement des familles.
Comment un signalement est traité ?
Lorsqu’un appel arrive, les opérateurs recueillent l’information, déterminent la nature du cas et le classent par zone géographique. Ils le transmettent ensuite à l’unité compétente la plus proche. Cette étape de tri et de transfert doit prendre moins de cinq minutes mais les délais de traitement dépendent de l’urgence.
Le Centre de travail social et d’enseignement professionnel pour adolescents de Hô Chi Minh-Ville coordonne ensuite l’action des autorités locales, de la police et des services de santé. Ensemble, ils vérifient les faits, apportent une assistance et protègent les victimes. Les résultats du traitement sont enregistrés dans le système 1022 pour assurer le suivi des dossiers. La confidentialité est garantie, tant pour les personnes qui signalent que pour celles qui demandent de l’aide.
Selon Nguyên Thi Thuy Duong, directrice adjointe du Centre, les procédures ont été standardisées pour sécuriser les informations et les éléments de preuve liés aux violences. En fonction de la situation, le Centre intervient directement ou met les victimes en relation avec des experts et des organisations spécialisées.
Une prévention et un accueil d’urgence au programme
Le secteur de la santé de la ville ne compte pas s’arrêter au lancement de la ligne. Il entend poursuivre ses actions de sensibilisation dans les établissements scolaires. Il veut aussi renforcer l’accueil médical d’urgence, le soutien psychologique de première intention et la conservation des preuves pour les enfants victimes.
L’Association pour la protection des droits de l’enfant de Hô Chi Minh-Ville verra par ailleurs son rôle de coordination renforcé. Elle contribuera notamment à la réinsertion des enfants dans leur communauté.
Justine Carré
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