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Les droits de l’enfant : un enjeu émergent du pilier social de l’ESG

Les critères ESG sont devenus un outil clé pour évaluer les engagements environnementaux, sociaux et de gouvernance des entreprises. Si le volet social s’est longtemps concentré sur les conditions de travail, certaines organisations internationales estiment qu’il devrait aussi inclure les droits de l’enfant et les politiques favorables aux familles.

Les droits de l’enfant : un enjeu émergent du pilier social de l’ESGLes droits de l’enfant : un enjeu émergent du pilier social de l’ESG
Écrit par Romy Chevillard
Publié le 26 juin 2026

D’où viennent les critères ESG ? 

Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont apparus au début des années 2000 afin d’encourager les entreprises et les investisseurs à prendre en compte des enjeux autres que les seuls résultats financiers. Ce concept a été popularisé en 2004 avec le rapport “Who Cares Wins”, qui était sous l’égide des Nations unies. Le rapport soulignait que les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance pouvaient avoir un impact sur la performance et la stabilité des entreprises.

Depuis, les critères ESG sont devenus une référence mondiale pour évaluer les pratiques des entreprises en matière de développement durable. Ils sont aujourd’hui très utilisés par les investisseurs et les grandes entreprises pour orienter leurs décisions et mesurer les risques extra-financiers. 

Une nouvelle dimension pour le “S” de l’ESG 

Parmi les trois piliers des critères ESG, on compte le critère social. Si ce dernier s’intéresse dans la plupart des cas aux conditions de travail, à la diversité ou encore à la santé, certaines organisations internationales plaident désormais pour une meilleure prise en compte des droits de l’enfant dans ces évaluations. 

Cette approche repose sur l’idée que les entreprises influencent directement ou indirectement la vie des enfants. Par exemple, en mettant en place des politiques favorables aux familles pour leurs salariés, ou veiller à ce que leurs chaînes d’approvisionnement respectent les droits de l’enfant, notamment en luttant contre le travail des mineurs. Autrement dit, certaines organisations estiment que la responsabilité sociale d’une entreprise ne s’arrête pas à ses salariés, mais s’étend aussi aux enfants et aux familles qui peuvent être touchés par ses activités.

Le Vietnam s’inscrit progressivement dans cette réflexion 

Le Vietnam, dont l'économie est en pleine expansion et est largement intégrée aux chaînes de valeur mondiales, est concerné par ces évolutions. Les secteurs manufacturiers, notamment le textile et l’électronique, travaillent avec de nombreux partenaires internationaux qui accordent une importance croissante aux enjeux environnementaux et aux engagements sociaux de leurs fournisseurs. 

Dans ce contexte, des organisations telles que l’UNICEF collaborent avec des acteurs vietnamiens, dont la Chambre de commerce et de l'industrie du Vietnam, afin de promouvoir une meilleure intégration des droits de l’enfant dans les pratiques des entreprises. Ces initiatives mettent en avant les politiques favorables aux familles, la protection des jeunes travailleurs et la responsabilité des entreprises vis-à-vis des communautés dans lesquelles elles opèrent. 

Des politiques sociales qui peuvent bénéficier aux entreprises 

Les initiatives mises en avant dans le cadre des droits de l’enfant ne se limitent pas à la lutte contre le travail des mineurs. Elles incluent également des politiques de soutien aux parents salariés, comme des congés parentaux adaptés, des horaires de travail flexibles ou encore la mise à disposition d'espaces d'allaitement sur le lieu de travail. Au Vietnam, l'UNICEF et la Chambre de commerce et d'industrie du Vietnam encouragent ce type de pratiques, estimant qu'elles peuvent améliorer le bien-être des employés et de leurs familles.

UNICEF Vietnam, à travers des forums, des campagnes de sensibilisation et la diffusion de recommandations à destination des entreprises, met en avant les bénéfices des politiques “family-friendly”. Ces politiques visent à mieux concilier vie professionnelle et vie familiale. Selon l’organisation, ces mesures peuvent contribuer au bien-être des employés et de leurs enfants, tout en aidant les entreprises à renforcer leur politique de responsabilité sociale et à répondre aux attentes en matière d’ESG.

Une tendance appelée à se développer 

À mesure que les exigences en matière de durabilité évoluent, la question des droits de l’enfant gagne en visibilité dans les débats sur la responsabilité des entreprises. Bien que cela ne constitue pas encore un critère ESG adopté par tout le monde, il fait cependant l'objet d’une attention croissante. Plusieurs organisations internationales, dont l’UNICEF, encouragent une meilleure intégration de ces enjeux dans les politiques de développement durable des entreprises. 

Pour le Vietnam, cette évolution représente une occasion de poursuivre le développement de pratiques commerciales responsables tout en renforçant son attractivité auprès des partenaires internationaux.

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