Hô Chi Minh-Ville est sur le point de mettre en service le plus vaste projet d’infrastructure jamais réalisé au Vietnam, tout en lançant une profonde modernisation de son réseau de transport. L’objectif est d’assurer une liaison rapide et efficace entre le centre-ville et le nouvel aéroport international de Long Thanh, implanté à 40 kilomètres à l’est, dans la province de Dong Nai.


L’aéroport international de Long Thanh a été inauguré le 19 décembre 2025 avec le décollage de son tout premier avion, même si son ouverture commerciale n’est prévue qu’à la mi-2026. L’infrastructure représente un investissement colossal de 337 billions de VND (environ 12,5 milliards d’euros) et a pour ambition de devenir le principal hub aérien international du sud du Vietnam, tout en soulageant l’aéroport saturé de Tan Son Nhat à Hô Chi Minh-Ville.
Au-delà de sa fonction aérienne, le projet constitue un levier économique majeur. Il vise à stimuler l’investissement étranger, à renforcer l’attractivité industrielle du sud du pays et à générer des milliers d’emplois directs et indirects.
Une réussite conditionnée par le développement des transports
Le principal défi auquel est confronté ce nouvel atout pour la ville concerne sa connexion avec le centre-ville. À ce jour, aucune liaison ferroviaire directe ne relie encore l’aéroport à Hô Chi Minh-Ville. L’accès repose principalement sur l’autoroute HCMC–Long Thanh–Dau Giay, déjà fortement congestionnée.
L’objectif est donc d’établir une connexion ferroviaire complète d’ici 2030. Le projet prévoit la construction d’une nouvelle ligne de 42 kilomètres, comprenant 20 stations, reliant directement Thu Thiem — la nouvelle zone urbaine du centre-ville — à l’aéroport de Long Thanh. Le coût de l’investissement est estimé à 84 753 milliards de VND (soit environ 3,14 milliards d’euros).
Une mutation urbaine majeure
Au-delà du transport aérien, ce projet contribue à la décongestion routière, à la modernisation du réseau urbain et à la valorisation du nouveau pôle de Thu Thiem.
Hô Chi Minh-Ville, capitale économique du Vietnam, entre ainsi dans une nouvelle phase de son développement : celle d’une métropole connectée par rail, capable d’articuler croissance urbaine et mobilité durable.
Le cap fixé par les autorités est l’accomplissement avant 2030 d’un réseau ferroviaire moderne qui reliera les deux aéroports au cœur de la ville. Si ce calendrier ambitieux est tenu, Hô Chi Minh-Ville pourrait s’imposer parmi les métropoles les mieux connectées d’Asie du Sud-Est, tout en proposant enfin une alternative fiable et durable à la voiture pour rejoindre son nouveau hub aérien international.
Sur le même sujet







