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RASTAFARI et REGGAE – Dreadlock Saigon, une création originale par Leo et Marshall

Par Lepetitjournal Ho Chi Minh Ville | Publié le 16/11/2015 à 23:00 | Mis à jour le 17/11/2015 à 00:50

Dreadlock Saigon, c'est le nom d'une boutique créée par Leo ? un jeune saïgonnais. La boutique est ouverte depuis 2013 au 540 Cach Mang Thang Tam, 3ème district de Ho Chi Minh Ville. Aujourd'hui, Leo travaille avec Marshall. A deux, ils perfectionnent des dreadlocks pour artistes et voyageurs de tous pays.

Le port des dreadlocks arrive au Vietnam il y a environ un an. Mais la culture reggae existe déjà dans la capitale Hanoi avec les chansons de JG-Kid. Au rythme de la musique de JG-Kid, Leo et Marshall expliquent avec passion leur métier et leur vision de la vie.

Leo a commencé à s'entraîner aux dreadlocks à dix-sept ans, dans un appartement qu'il louait seul. Au début, il lui fallait une journée entière pour coiffer une tête. Aujourd'hui, il réussit à perfectionner jusqu'à 5 coiffures par jour. C'est avec fierté que Leo partage son secret : ses dreadlocks sont sans gel, 100% naturels ! Il travaille seulement avec un crochet-laine, contrairement à ses concurrents.

Marshall en train de perfectionner des dreadlocks pour une voyageuse anglaise

Dreadlock Saigon accueille déjà quelques artistes connus de Ho Chi Minh Ville et des voyageurs occidentaux. Inspiré par Bob Marley et les coutumes africaines, les dreadlocks au Vietnam révèlent surtout le cosmopolitisme des grandes villes et le mélange des cultures étrangères à la culture locale. Bien qu'intéressés par les traditions africaines et par les mouvements de contre-culture aux Etats-Unis, Leo et Marshall se réservent d'afficher une quelconque revendication politique ou sociale.

« La culture reggae est comme un grand chemin. Je peux le suivre, mais pour rentrer chez moi, je dois emprunter d'autres ruelles. Seules ces multiples ruelles reflètent réellement qui je suis. C'est ainsi que je conçois ma façon de vivre ! », confie Leo.

A vingt ans, Leo s'occupe donc de la boutique rue Cach Mang Thang Tam. Il envisage d'ouvrir une nouvelle boutique près du marché Ben Thanh afin de mieux aborder les clients venus d'ailleurs.

Avec l'aide de Marshall, les deux garçons peaufinent chaque jour Dreadlock Saigon et diffusent autour d'eux une image positive de la culture reggae. Celle d'une jeunesse prête à apprendre de nouvelles cultures. Celle d'une jeunesse ouverte d'esprit et débrouillarde, au c?ur de la capitale économique vietnamienne.

 

Muse (lepetitjournal.com/Hochiminhville) 17 Novembre 2015

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