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Eirewalk, l'Irlande en français

Par Jean Dubas | Publié le 27/03/2018 à 13:15 | Mis à jour le 28/03/2018 à 19:29
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En 2012, une association proposant des tours pour francophones en Irlande voit le jour. Eirewalk, également connu sous le nom de « Dublin à pied », est désormais classé 23ème sur Tripadvisor parmi plus de 200 tours uniquement anglophones. Nous avons rencontré Mireille Finnegan, co-fondatrice d’Eirewalk. Cette amoureuse de l’Irlande nous raconte Eirewalk en long, en large et en travers. Projet, histoire, principes, objectifs et anecdotes, apprenez à découvrir la première association de tours francophones en Irlande.

 

Lepetitjournal.com : Quand êtes vous arrivée en Irlande et quels sont vos rapports à l'île d'émeraude?

 

Mireille Finnegan : Je suis mariée avec un Irlandais depuis 40 ans et je vis en Irlande depuis 12 ans. Auparavant, je travaillais comme contrôleur financier pour une agence de voyages. Je désirais approfondir mes connaissances sur l’Irlande. A la base, c’était pour ma culture personnelle, et puis il y’a eu Eirewalk… 

 

Justement, comment est né le projet Eirewalk ?

 

 

En 2012 Jasmine Connery a eu l’idée de créer Eirewalk, elle a choisi le nom, certes pas très porteur. D’ailleurs les gens nous connaissent plus sous le nom de Dublin à pied. Les deux vont ensemble. Jasmine est ensuite partie à l’étranger, je me suis donc retrouvée seule avec le « bébé ». Le projet est resté en l’état et je me suis dit qu’il fallait donner lui donner un « coup de boost ». J’ai donc créé le site internet qui lui correspond désormais. La première année j’étais toute seule, je partais dans toute l’Irlande mais il ne restait plus personne pour faire les tours à Dublin. J’ai commencé avec deux stagiaires pour assurer les tours.

 

 

Mireille Finnegan ©Eirewalk/le petit futé

 

Comment est venu le "coup de boost" attendu ?

 

Avant nous existions mais personne ne le savait. Nous avions conçu des flyers qu’on déposait à l’office du tourisme mais ça s’arrêtait là, et on avait surtout des coups de fil de dernière minute. Puis en 2014, on a été référencé dans le Guide du Routard et là, ça a fait bouger les ventes.

 

Comment dénichez-vous des guides ?

 

Le grand problème justement, c’est de trouver des guides permanents.

J’essaye toujours d’avoir un panel de guides qui travaillent ensemble et qui soient prêts à financer cette présence dans les stands mais ils sont, un peu réticents. Je souhaitais donc avoir des sponsors. Mélanie (guide coordinateur en charge des réservations), Beatrice (tours des montagnes de Wicklow) et Catherine (tours du patrimoine de Dublin) sont très présentes mais je manque de guides disponibles tout l’été.

 

Béatrice et Catherine, deux des guides Eirewalk lors d'un tour "Art Déco"  ©Eirewalk

 

Ces guides arrivent-ils déjà opérationnels ?

 

Pas forcément, ça prend du temps de trouver et de former des guides. On ne peut pas se prétendre guide en 15 jours, il faut lire énormément, rien n’est facile. Faire apprendre des speechs par cœur à nos guides, ce n’est pas « pro » et c’est se mettre au niveau des autres tours gratuits. La force d’Eirewalk, c’est justement de proposer des tours professionnels. Nous ne mettons nos guides sur les tours que lorsque nous considérons qu’ils ont les compétences suffisantes pour satisfaire le client. Si quelque chose ne nous plaît pas, nous ne prenons pas.

 

 

Quelle est la force d'Eirewalk ?

 

L’adaptabilité. Quelle que soit la demande, nous pourrons toujours proposer un tour sur le thème. Nous préparons par exemple un tour sur la littérature afin de découvrir les écrivains irlandais. Les personnes qui y participent ont déjà préparé des entrevues avec des écrivains actuels. C’est un tour extrêmement pointu et la preuve qu’on peut répondre à des besoins extrêmement précis. J’ai horreur de la monotonie donc j’essaye de varier au maximum. L’avantage des tours Eirewalk, c’est qu’ils ont tout le temps un intérêt culturel.

 

Vous proposez même un tour "U2"...

 

(rires) Oui, c’est la spécificité d’Eirewalk. Nous proposons les tours en fonction de la demande des clients. Nous avions reçu une demande d’un tour Rock’n’roll alors on a commencé à travailler dessus.

 

Les tours Eirewalk ne se limitent pas qu'à l'île d'émeraude puisque vous proposez aussi un tour "Irlande-Ecosse"...

 

En effet, mais nous allons mettre le tour « Irlande-Ecosse » en sourdine pour quelques temps avec le Brexit car nous ne parvenons pas à proposer des prix concurrentiels. L’Ecosse n’est pas un marché que l’ont peut développer en ce moment.

 

En quoi le Brexit a pu affecter l'association ? Aviez-vous songé à proposer des tours en Angleterre ?

 

Les québécois sont nombreux en Irlande et ils veulent souvent visiter l’Angleterre et l’Ecosse. Nous voulions donc leur proposer un tour « celtique » sur 3 ou 4 semaines qui inclurait Cornouailles, le Pays de Galles, la Bretagne etc mais le Brexit a contrarié les choses.

 

Quelle population ciblez-vous (Âge + Nationalité)

 

Les Francophones ou Irlandais francophones. La force d’Eirewalk c’est aussi de proposer des tours en français toute l’année sur Dublin et dans toute l’Irlande. Nous travaillons sur les scolaires de novembre à avril et nous avons également beaucoup de demandes de familles. Par exemple, nous avons organisé un tour « chasse au trésor » basé sur les contes et les légendes liés aux animaux. L’occasion pour les familles de voir toutes sortes d’animaux tels que les anguilles du château de Dublin, des cygnes ou des taureaux. Nous organisons même des tours individuels que nous sommes les seuls à proposer en version francophone.

 

© Eirewalk

 

 

Quels sont les objectifs à venir ?

 

Nous avons contacté les guides Michelin et Hachette. Nous attendons mais ca va se faire. A l’usure on finira par être dans le Michelin. Depuis cette année, nous sommes déjà référencés sur le petit futé et nous sommes aussi présents sur Omniplanet.

 

Le mot de la fin ?

 

Que Eirewalk se développe comme une grande entreprise même si ce n’est qu’une association et que les Français viennent nous voir, qu’ils découvrent ou redécouvrent l’Irlande à travers un oeil purement « francophone ». Je fais également un petit appel du pied aux différents services culturels des ambassades avec qui on souhaiterait collaborer.

 

Tout sur Eirewalk :

 

Les Français peuvent nous consulter pour n’importe quelle demande spécifique.

 

Site internet : eirewalk.com

 

Adresse mail : tours@eirewalk.com

 

Page Facebook : https://www.facebook.com/Eirewalk/

 

Tarifs : Tours publics = 15 euros par personne (soit à 10h soit à 14h) sur réservation pour -20 personnes, appeler si réservation pour plus de 20 personnes (numéro disponible sur le site).

 

 

 

 

 

Jean dubas

Jean Dubas

Master 1 de journalisme sportif (y'avait penalty sur Nilmar). Diplômé d'une Licence de langues étrangères appliquées. De Amiens à Dublin, en passant par Bogotá.
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