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À Dublin, le prix médian d’un logement atteint 500 000 euros

Le marché immobilier irlandais continue de surprendre, et parfois d’inquiéter. Les dernières données officielles confirment une tendance lourde : devenir propriétaire à Dublin coûte désormais en moyenne un demi-million d’euros.

Dublin IrlandeDublin Irlande
Écrit par Lepetitjournal Dublin
Publié le 20 février 2026, mis à jour le 25 février 2026

Selon les chiffres publiés par le Central Statistics Office, le prix médian d’un logement à Dublin a atteint 500 000 euros. Ce seuil symbolique marque une nouvelle étape dans la hausse continue des prix de l’immobilier dans la capitale. Si la progression ralentit légèrement par rapport à l’année précédente, le marché reste sous forte tension, notamment pour les primo-accédants.

 

Un marché toujours en hausse à l’échelle nationale

Au niveau national, les prix résidentiels ont augmenté de 7 pour cent sur douze mois jusqu’à décembre. Cette hausse reste significative, même si elle est légèrement inférieure à celle observée en 2024, où l’augmentation atteignait 8,7 pour cent.

Le prix médian d’un logement en Irlande s’établit désormais à 387 000 euros. Ce chiffre représente le point central entre les transactions les plus élevées et les plus basses, ce qui en fait un indicateur clé pour mesurer la réalité du marché.

Depuis le point bas du marché au début de l’année 2013, après la crise financière, les prix ont bondi de près de 179 pour cent à l’échelle nationale. Ils dépassent désormais de 25 pour cent le pic enregistré lors du boom immobilier d’avril 2007. Autrement dit, le marché a non seulement effacé les effets du krach, mais il les a largement dépassés.

 

Dublin franchit le cap des 500 000 euros

Dans la capitale, la hausse annuelle des prix s’est établie à 5,6 pour cent. Cette progression est inférieure à celle observée en dehors de Dublin, où les prix ont grimpé de 8,1 pour cent sur la même période. Cela peut donner l’impression d’un ralentissement, mais le niveau de départ étant déjà très élevé, chaque pourcentage supplémentaire représente des montants considérables.

Au sein même de Dublin, les disparités sont marquées. Dún Laoghaire Rathdown reste la zone la plus chère, avec un prix médian de 680 000 euros. À l’inverse, Fingal et Dublin City affichent des prix médians plus bas, autour de 475 000 euros, même si ces montants restent hors de portée pour de nombreux ménages.

La croissance la plus forte dans la capitale a été enregistrée à Dublin City avec une hausse de 7 pour cent, tandis que Fingal a connu une progression plus modérée de 3,7 pour cent.

 

Des écarts régionaux très prononcés

En dehors de Dublin, certaines régions connaissent également des niveaux de prix élevés. Wicklow arrive en tête avec un prix médian de 454 000 euros, suivi par Kildare à 440 000 euros. Ces comtés bénéficient de leur proximité avec la capitale et attirent les acheteurs en quête d’un compromis entre prix et accessibilité.

À l’autre extrémité du spectre, Donegal reste la région la plus abordable avec un prix médian de 195 000 euros.

 

Activité soutenue et pression sur les primo-accédants

Les données fiscales montrent que 5 947 logements ont été achetés en décembre, soit une hausse de 15 pour cent par rapport à l’année précédente. La valeur totale des transactions pour ce seul mois a atteint 2,6 milliards d’euros. Parmi ces achats, 2 538 concernaient des primo-accédants.

Si cette activité témoigne d’un marché dynamique, elle soulève aussi des inquiétudes. Les professionnels du secteur soulignent que l’augmentation continue des prix accentue les problèmes d’accessibilité. Les acheteurs, en particulier ceux qui achètent leur premier logement, doivent faire face à des contraintes financières importantes, notamment dans les zones où la demande reste forte et où l’offre de nouveaux logements ne suit pas.

 

Un débat politique de plus en plus vif

La publication de ces chiffres a relancé les critiques de l’opposition à l’égard de la politique du logement du gouvernement. Certains responsables politiques estiment que les plans actuels ne permettent pas de produire un volume suffisant de logements sociaux et abordables.

Les critiques portent également sur le soutien jugé insuffisant aux petits et moyens promoteurs ainsi que sur la priorité donnée au secteur locatif privé à haute densité. Selon ces élus, l’absence d’une offre adaptée aux besoins des ménages contribue à maintenir les prix à un niveau élevé.

Le gouvernement, de son côté, met en avant les efforts déployés pour accélérer la construction et soutenir l’accès à la propriété. Toutefois, les chiffres récents montrent que la pression sur les prix reste forte, en particulier dans la capitale.

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