À l’approche des élections consulaires 2026, Adeline Verdier-Velten, tête de liste « Engagés pour chaque Français des Émirats arabes unis et d’Oman » soutenue par l’ASFE, a répondu aux questions du Petit Journal Dubai sur les priorités de son programme, la vie des expatriés et les enjeux de la communauté française dans la régio


Menée par Adeline Verdier-Velten, la liste soutenue par l’ASFE met l’accent sur des solutions concrètes pour les Français expatriés
Soutenue par l’Alliance Solidaire des Français de l’Étranger (ASFE), la liste d’Adeline Verdier-Velten défend une représentation de proximité tournée vers les besoins concrets des Français installés aux Émirats arabes unis et à Oman.
Parmi les thèmes mis en avant : les démarches administratives, l’éducation, le soutien aux familles, la sécurité ou encore l’accompagnement des entrepreneurs français dans la région.
Adeline Verdier-Velten, tête de liste « Engagés pour chaque Français des Émirats arabes unis et d’Oman », a répondu aux questions du Petit Journal Dubai sur les priorités de son programme et sa vision de la représentation des Français de la région.
Lepetitjournal.com/dubai : Quelles seront vos trois priorités concrètes pour les Français des Émirats arabes unis et d'Oman si vous êtes élus ?
Adeline Verdier-Velten : La première, c'est le quotidien. Simplifier les démarches administratives, centraliser l'information, parce qu'aujourd'hui il existe une multitude de groupes WhatsApp et les bonnes informations n'arrivent pas toujours aux bonnes personnes. Nous voulons être ce relais fiable, en coordination avec les services consulaires. Et en cas de crise, qu'elle soit sécuritaire, sanitaire ou autre, être le canal qui informe vite et correctement, sans panique ni rumeurs, aux Émirats comme à Oman.
La deuxième priorité, c'est l'éducation et les familles. Nous voulons que chaque euro de bourses scolaires soit réellement utilisé, que les familles en difficulté soient accompagnées et relayées auprès des autorités compétentes, et que les enseignants souhaitant rejoindre le réseau français puissent le faire plus simplement, sans se heurter à des lourdeurs administratives.
La troisième, c'est l'entrepreneuriat. Les grands groupes disposent déjà de services pour gérer leurs démarches, mais ce n'est pas le cas des TPE, des indépendants ou des entrepreneurs qui se lancent seuls. Nous voulons créer un répertoire des entrepreneurs français de la région et porter leurs problématiques auprès des institutions françaises.
De nombreux Français évoquent des difficultés administratives, scolaires ou liées à la sécurité ces dernières années. Comment souhaitez-vous améliorer concrètement le lien entre les élus consulaires et la communauté ?
En étant présents, pas seulement pendant la campagne. Nous nous engageons à organiser ponctuellement des rendez-vous dans l'année afin que chacun puisse poser ses questions et être orienté. Grâce au soutien de l'ASFE, il y aura également un canal en ligne permettant d'obtenir des réponses sans attendre une réunion physique.
Nous communiquerons de manière transparente sur ce que nous faisons, sur les avancées obtenues, mais aussi sur ce qui ne dépend pas de nous. Nous ne promettrons pas l'impossible, mais nous rendrons compte de notre action.
Le coût de la vie et des frais de scolarité continue d'augmenter dans la région. Quel rôle les conseillers des Français de l'étranger peuvent-ils jouer selon vous sur ces sujets ?
Soyons honnêtes : le coût de la vie à Dubaï ou à Abu Dhabi ne se décide pas depuis un bureau de conseiller consulaire.Ce n'est pas notre compétence directe et nous ne voulons pas faire de promesses irréalistes.
En revanche, sur les frais de scolarité, nous pouvons agir utilement :
veiller à ce que l'enveloppe des bourses scolaires soit pleinement utilisée, s'assurer que les familles qui y ont droit puissent réellement en bénéficier et faire remonter aux autorités compétentes les situations de familles qui passent aujourd'hui entre les mailles du filet. C'est concret, réaliste, et c'est l'engagement que nous prenons.
Comment souhaitez-vous représenter la diversité de la communauté française aux Émirats et à Oman : familles, entrepreneurs, jeunes actifs, retraités ou nouveaux arrivants ?
En étant nous-mêmes le reflet de cette diversité. Notre équipe rassemble des familles avec enfants scolarisés sur place, des entrepreneurs ayant créé leur entreprise seuls, des salariés, des indépendants, des célibataires, des Français installés depuis quarante ans et d'autres arrivés plus récemment. Nous vivons à Dubaï, à Abu Dhabi et à Oman.
Nous ne regardons pas cette communauté de l'extérieur : nous en faisons partie.
Pourquoi les Français de la circonscription devraient-ils voter pour votre liste plutôt qu'une autre ?
Parce que nous ne venons pas faire de la politique politicienne. Nous venons faire du terrain. Notre liste est issue de la société civile, sans étiquette partisane, et chaque candidat représente une réalité concrète de la communauté française locale.
Nous nous appuyons sur l'ASFE, un mouvement indépendant et transpartisan comptant 117 élus dans le monde et des relais directs au Sénat, afin de porter les dossiers là où les décisions se prennent réellement.
Et surtout parce que nous sommes une équipe présente sur l'ensemble de la circonscription, aux Émirats arabes unis comme à Oman.
Comment imaginez-vous l'évolution de la communauté française dans la région dans les prochaines années ?
La communauté française aux Émirats et à Oman est jeune, dynamique et entrepreneuriale, mais surtout elle s'installe désormais dans la durée. Les chiffres le montrent : la durée moyenne de séjour à Dubaï dépasse aujourd'hui dix ans et près de 60% des résidents envisagent d'y rester plus de dix ans. Nous ne sommes plus dans une expatriation de passage. Beaucoup construisent ici leur vie familiale et professionnelle.
Cela implique de nouveaux besoins : davantage d'ancrage, des projets de long terme, plus de services adaptés aux familles et aux entrepreneurs. Notre rôle sera d'accompagner cette évolution afin que l'information, les services et le soutien institutionnel suivent cette transformation, tout en maintenant un lien fort avec la France, parce qu'on reste français, où qu'on soit.
Les élections des conseillers des Français de l’étranger pour la circonscription des Émirats arabes unis et d’Oman se tiendront du 22 au 27 mai 2026 par internet, puis le 31 mai à l’urne. Ce scrutin permettra d’élire les représentants de proximité des Français expatriés, chargés notamment des questions liées à l’éducation, aux aides sociales, à la sécurité, aux services consulaires et à la vie de la communauté française dans la région.
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