S’installer à Dubaï sans contacts ni garanties de réussite : un défi qu’Antoine Kovalenko a relevé avec détermination. Deux ans après son arrivée, le coach sportif français de 28 ans a su transformer ce choix audacieux en opportunité, loin des clichés associés aux Émirats arabes unis.


Quitter la France pour tenter sa chance
Partir sans réseau sur un nouveau continent avec pour seul objectif : réussir. C’est le choix fait par Antoine en fin 2023 lorsqu’il quitte la France pour s’installer à Dubaï. Un saut dans le vide, loin des clichés souvent associés à la ville. « Je suis arrivé avec moi-même et mes ambitions », résume-t-il.
Avant ce départ, son parcours suit une trajectoire plus classique. Originaire de Perpignan, passé par la Nouvelle-Calédonie puis Montpellier, il se dirige d’abord vers le marketing et le management. Il enchaîne les expériences dans la restauration rapide, gravissant les échelons jusqu’à des postes à responsabilité. Mais rapidement, un décalage s’installe : « J’aimais transmettre, mais pas le secteur dans lequel j’étais. »
Une reconversion dans le coaching et un besoin d’ailleurs
Le sport est apparu comme une évidence pour le jeune coach : « J'ai toujours baigné dans le sport. Mes parents avaient une salle de sport. » , détaille-t-il. Il décide alors de se reconvertir dans ce domaine et obtient ses diplômes et affine son projet. Très vite, l’ambition est claire dans son esprit : entreprendre, mais à l’étranger. En cause, un manque de reconnaissance de sa profession et un état d’esprit dans lequel il ne se retrouvait pas. Dubaï devient alors une évidence. Une ville qu’il observe depuis des années, et qui correspond à son mindset : « C’est un endroit où tu es content de ce que tu as, mais où tu veux toujours plus. »

Dubaï, bien au-delà des clichés
Sur place, la réalité dépasse ses attentes. Loin du simple décor luxueux, il découvre un environnement porté par un état d’esprit collectif. « Ici, les gens veulent se tirer vers le haut. Tu réussis ? Tant mieux, partage. » Les débuts restent pourtant exigeants. À son arrivée, il ne connaît personne. Il construit alors son activité seul, en allant au contact. Une rencontre à la salle de sport, un conseil donné, puis un premier client.
Aujourd’hui, il travaille en coaching privé, avec une clientèle majoritairement internationale. Un quotidien rythmé par les rencontres et les échanges culturels. À Dubaï, explique-t-il, les diplômes comptent moins que les compétences : « On te juge sur ce que tu apportes. » Avec le temps, le bouche-à-oreille prend le relais et signe pour lui d’une certaine légitimité.
Une autre manière de vivre pour Antoine
Mais au-delà du travail, c’est aussi un cadre de vie dont il est tombé amoureux. Loin du bling-bling, il évoque des moments simples : une séance de sport au lever du soleil, une fin de journée à la plage, ou une escapade dans le désert : « Tu peux vivre des choses simples, mais dans un cadre exceptionnel. »
S’expatrier implique aussi de maintenir les liens à distance. Grâce aux réseaux sociaux et à des allers-retours réguliers, il reste proche de sa famille. Une expérience qui, selon lui, permet aussi de faire le tri dans son entourage.

“Dubaï, un test dans une vie”
Deux ans après son arrivée, il ne parle pas encore de réussite, mais d’équilibre, celui d’une vie construite progressivement, entre exigence professionnelle et épanouissement personnel. Son objectif reste le même : rester durablement et continuer à développer son activité.

Et s’il devait résumer son expérience ? « Dubaï, c’est un test dans une vie. » Une ville qui ne correspond pas à tous, mais qui offre, selon lui, des opportunités à ceux qui osent. Dubai devient alors un terrain d’expression pour une génération en quête d’ambition.
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