Français d’Afrique: récit d’une enfance en Afrique épisode 2

Par Julie Ducos | Publié le 26/05/2021 à 00:00 | Mis à jour le 26/05/2021 à 11:15
Plage de Cotonou au Bénin

L’année 1988 restera dans les annales : typhoïde pour mon père, hépatite pour ma sœur, et maman a eu de graves soucis de santé mais son cœur est reparti à temps... Pour moi, ce sera un paludisme résistant où tous les médicaments pour me sauver ont été testés...

Les vacances d’été sont restées dans le voyage, Autriche, Suisse, Italie, Irlande… Tout en camping car!

Ce sera aussi l’année du retour en France, dans le froid, et les mornes écoles françaises...

Une troisième à Bordeaux et deux secondes au lycee de Blanquefort avant de repartir en juillet 1991 pour Libreville au Gabon. Début de la vie d’adolescent, amours déçus, amours reçus, soirées cinéma, restaurant et discothèques avec les copains, plage le week end, et football.

Des parents qui doivent faire face à votre adolescence…. Avec des parties de baby-foot interminables trois jours avant le Bac!

Une visite marquante a Lambaréné chez le Docteur Schweitzer et un voyage magnifique en Afrique du Sud.

 

Le lycée Français Blaise Pascal nous a finalement donnés le Bac. Il venait d’ouvrir, le centre de documentation n’était pas très riche. Moi, je me voyais costaud avec un bonnet rouge, direction un Deug de sciences à Talence, raté avec succès! Probablement par manque de maturité...

Retour ensuite vers un enseignement professionnel.

Première année de BTS transport à Bordeaux, la seconde à Poitiers, puis une spécialisation en cycle des managements de transports multimodaux à Saint-Nazaire avec un stage au Cameroun au port de Douala dans la manutention portuaire.

 

Puis une blessure au genou. Malgré les diplômes, il est compliqué de trouver sa route. Alors je me suis lancé dans le travail intérimaire en France.

Puis j’ai travaillé pour une agence maritime dans divers ports Français.

C’est la période Bayonnaise qui m’aura le plus marqué, je suis tombé amoureux de ce magnifique Pays Basque dont les détails seraient trop longs à développer!

Puis c’est l’arrêt. Après un repos de trois mois, c’est un matin au réveil que je me décide de repartir d’où je viens.

J’envoie quelques CV et me revoilà au Nigeria, précisément à Lagos, dans la manutention portuaire au port de Tincan.

Ce fut assez musclé mais très prenant et passionnant, dans un milieu hostile, mais avec des gens d’une gentillesse et d’une volonté assez appréciable.

Une vie à cent à l’heure où l’on court dans tous les sens!

 

Apres le Nigéria, ce fut un autre pays plus calme, une bonne période professionnelle avec de nombreuses pratiques. L’établissement d’un projet qui vit encore actuellement.

De belles activités nocturnes, les week-ends dans des lieux paradisiaques où j’ai pu me faire un nom dans le milieu du karaoké!

La cathédrale de Yamoussoukro, gigantesque et luxueuse, Assinie, San Pedro, des histoires d’amour, des vraies, et la rencontre de celle qui est devenue mon ex-épouse.

 

En 2011, nous avons changé de pays pour partir en Guinée, à Conakry. Toujours dans le même métier, un environnement qui semblait ne pas avoir bougé depuis une quarantaine d’années, mais avec des gens volontaires , un superbe pays.

Puis direction le Congo Pointe Noire, où il a fallu que je change mes voies personnelles et professionnelles. Je ne cherche pas à garder de souvenirs de cette étape, ça peut parfois arriver...

Mission de formatage en Inde, démarrage d’un terminal à Libreville, puis Cotonou pour une mission de remplacement.

Je suis finalement resté ici, j’ai redémarré une vie qui en avait grand besoin. J’ai tissé des amitiés féroces et fait des voyages à l’intérieur du pays qui m’ont fait rencontrer un roi, qui est aussi mon ami.

J’ai un métier passionnant mais pour lequel il me semble être arrivé au bout, et qui va m’amener, même si la période semble difficile, à de nouveaux changements professionnels.

Ma vie personnelle, quant à elle, a eu la chance de croiser une belle blonde aux yeux bleus avec qui je fais désormais mon chemin. Chemin qui je l’espère sera long!

 

 

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julie ducos

Julie Ducos

Aventurière dans l’âme particulièrement attirée par l’Afrique où j’ai vécu étant enfant, j’aspire à devenir un « pont » entre la communauté francophone expatriée et la vie en république du Bénin.
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