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NESTOR DEHOUINDJI - Un jeune leader qui fait la fierté du Bénin à l'International

Par Lepetitjournal Cotonou | Publié le 13/06/2016 à 07:12 | Mis à jour le 22/05/2017 à 14:43

Nestor Dehouindji est un jeune béninois, journaliste et consultant en entrepreneuriat. Il a été sélectionné en avril dernier par la Commission Européenne comme l'un des 16 jeunes leaders mondiaux, dans le cadre des Journées européennes du développement, édition 2016, sur la base de son expertise en «Commerce, croissance et développement durable ». Découvrez dans cet article qui est ce jeune entrepreneur qui fait la fierté de son pays ?

Lepetitjournal.com/cotonou : Bonjour Nestor, merci d'avoir accepté de répondre aux questions de notre rédaction. Pouvez-vous nous dire qui vous êtes? Quel est votre parcours et quels sont vos liens avec le Bénin ?

Nestor Dehouindji : Je suis Nestor Dehouindji, mon sang est béninois, mon c?ur est africain. Je suis né en 1991 en Côte d'Ivoire. Mon parcours est celui d'un jeune béninois qui très tôt a compris qu'il avait quelque chose à apporter à sa communauté. J'ai commencé à militer au collège pour savoir comment est-ce qu'on pouvait changer le monde à travers l?Afrique. Je suis de ceux qui pensent qu'il faut repenser le monde avec comme pierre angulaire l'Afrique.

Après mon baccalauréat obtenu en Côté d'Ivoire, je suis rentré au Bénin pour étudier. Je me suis inscrit en économie et parallèlement à la presse universitaire, car, déjà au collège, j'avais commencé à développer une fibre journalistique en créant un journal.

Une fois à l'Université d'Abomey-Calavi, j'ai intégré le journal Le Hérau, le premier journal universitaire de la sous-région. Ce journal m'a apporté beaucoup en matière de militantisme et de leadership. Il m'a également permis de développer ma fibre communicationnelle. Au sein de cette presse j'ai gravi les échelons, de simple stagiaire, je suis passé à journaliste, puis rédacteur en chef et enfin Directeur de publication. J'ai également appris à manager des jeunes, à leur permettre d'acquérir une vision claire et à mener des actions pour concrétiser leurs idées et leurs rêves.

J'ai également fait la connaissance d'une autre école en communication qu'on appelle la Jeune Chambre Internationale, qui possède une délégation ici au Bénin. J'y ai appris que servir l'humanité constituait la plus noble des causes. Au sein de cette autre école, j'ai amélioré la construction de mon leadership.

Ces différentes écoles m'ont permis de développer mon militantisme, mon leadership et mon engagement citoyen.

Etant donné que je suis économiste de formation et que j'ai reçu une formation en journalisme, je travaille en tant que consultant en communication et média. Le journalisme m'a ouvert beaucoup de porte. J'ai pris part à plusieurs conférences internationales, notamment celles de l'OMC en tant que journaliste accrédité. J'écris sur des questions économiques.

Je suis également engagé en tant que consultant en entrepreneuriat, car pour moi l'un des maux qui mine la jeunesse mondiale, c'est le chômage, que l'on soit au Bénin, en France ou ailleurs. Et pour moi un problème qui mine la jeunesse ne peut avoir comme solution que la jeunesse elle-même. C'est pourquoi depuis des années je me suis engagé dans le combat sur comment redonner à la jeunesse toute sa place. Pour moi la jeunesse souffre de lacunes au sein même de son éducation. Il y a un manque d'adéquation claire entre l'éducation qu'elle reçoit et les besoins du marché du travail.

Aujourd'hui il est démontré par des spécialiste en entrepreneuriat que la seule manière d'arriver à bout du chômage c'est de développer le désir d'entreprendre des jeunes. Il n'y a pas encore de manière institutionnalisée de formation sur les questions d'entrepreneuriat. C'est la raison pour laquelle je milite au sein de mes conférences pour donner aux jeunes le goût d'entreprendre. Quand je rencontre des jeunes lors de mes conférences, je leur parle de mon parcours en leur expliquant que je ne suis vraiment parti de rien et en une heure trente j'arrive à les toucher. Mon combat est donc de faire des plaidoyers (du lobbying) auprès des décideurs publics et privés pour qu'ils réfléchissent à des solutions concernant chômage et qu'ils s'orientent vers cette solution d'entreprendre.

Voilà en bref comment je fonctionne.

Quels genres de conférences animez-vous ici ou à l'étranger ?

J'ai commencé à donner des conférences au Bénin pour le compte d'une association. Puis hors du Bénin, en 2014, j'ai eu la chance d'être distingué parmi les 25 jeunes leaders du Bénin par la Fondation Friedrich Ebert, qui est une fondation allemande. Elle m'a permis de bénéficier d'une formation en renforcement des capacités en leadership. Et à l'issue de cette formation, la fondation a poussé mon dossier auprès de l'OMC et mon dossier a été accepté. Je suis allé à Genève pour faire une formation spécialisée en journalisme spécialisé en économie et commerce. J'ai ensuite postulé pour être journaliste accrédité auprès de l'OMC et ai été reçu positivement. A présent je suis régulièrement invité pour assister à des conférences.

Actuellement, je donne des conférences un peu partout en Afrique de l'Ouest. Je suis représentant pour l'Afrique de l'ouest du Ministère du commerce et de l'entrepreneuriat des jeunes, au sein du Gouvernement mondial de la Jeunesse, qui est une structure implantée à Genève, dont le siège Afrique est à Nairobi. Au sein de cette organisation il existe plusieurs initiatives qui permettent à la jeunesse de se prendre en charge et qui passent par l'entrepreneuriat.

Récemment, j'ai été également distingué parmi les 16 jeunes leaders du monde par la Commission de l'Union Européenne. La Commission récompense l'engagement civique de 16 jeunes personnes à travers le monde. Ce programme a réunit plus de 300 candidatures provenant de 91 pays. Je suis content, pas uniquement pour moi, mais pour l'Afrique entière. Je me considère comme un ambassadeur de mon pays.

Je pars à présent à Bruxelles pour un programme de dix jours, où je vais intervenir en tant que jeune expert en commerce et développement au même titre que des chefs d'Etats auprès des membres de l'Union Européenne.

Quels sont à présent vos projets ?

Je suis un combattant auprès de la jeunesse. Tout ce que je fais au jour le jour c'est sur des thématiques qui me tiennent à c?ur. Le plus grand mal selon moi c'est l'oisiveté de la jeunesse. C'est la raison pour laquelle je milite en faveur d'une meilleure éducation pour que les jeunes puissent avoir les clés pour se prendre en main.

En terme de carrière j'ai pour projet de passer un jour un doctorat pour asseoir ma légitimité encore plus.

Ce que je peux dire enfin c'est que, à côté de l'enseignement général, j'ai eu la chance de bénéficier de formations parallèles, plus opérationnelle comme par exemple la communication ou l'informatique et d'être autodidacte. C'est ce qui m'a aidé et m'aide toujours à gravir les échelons.

Merci Nestor pour cette interview et bon séjour à Bruxelles.

Propos recueillis le lundi 6 juin 2016.

Florence Bourreau (www.lepetitjournal.com/cotonou) lundi 13 juin 2016.

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