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Les candidats aux élections consulaires au Danemark: Marie-José Caron

Par Joëlle Borgida | Publié le 31/05/2021 à 08:20 | Mis à jour le 31/05/2021 à 08:20
Photo : Marie-José Caron
Marie-José Caron est candidate aux élections des conseillers des Francais de l'étranger

Les Français enregistrés sur les listes électorales du consulat de France au Danemark sont appelés à élire leurs trois conseillers des Francais de l'étranger. 

Trois listes ont été déposées pour ces élections consulaires : 

- "Les Français du Danemark, écouter comprendre agir" / Pascal BADACHE

- "Le Cœur à Gauche" / Luc de VISME

- "Vous écouter, porter votre voix, défendre vos droits, promouvoir vos initiatives" / Marie-José CARON

 

 

Afin de mieux connaître les trois candidats pour le Danemark, nous vous présentons aujourd'hui, Marie-José CARON et sa liste "Vous écouter, porter votre voix, défendre vos droits, promouvoir vos initiatives". 

 

L'ordre de présentation des listes suit le tirage celui du tirage au sort organisé par l’Ambassade de France à Copenhague et effectué par M. Corentin FAÎCHE, Secrétaire général d’Ambassade, le 22 mars 2021. 

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Je m’appelle Marie-José Caron, je vis au Danemark depuis 34 ans. J’ai rejoint activement la communauté française en 1995, en adhérant à l’association Copenhague Accueil, à un moment où je ne connaissais aucun compatriote. A partir de ce premier fil, je me suis impliquée à compter de 1998 et plus particulièrement de 2001 à 2006, années durant lesquelles j’ai assuré avec grand plaisir la présidence de l’association. Cette implication a été très importante pour moi.

Je travaille au lycée Prins Henrik depuis 1999, 22 ans notamment au service des inscriptions. Cette activité professionnelle a toujours été source de grand bonheur pour moi, car elle m’a permis de mettre au cœur de mon travail, tout mon amour de la France et de la servir en m’impliquant dans la promotion de notre culture. Mon immersion antérieure en milieu professionnel danois durant 10 ans, m’a permis de bien connaître la culture danoise. Une forme d’isolement au départ, m’a permis de mieux aborder les sujets de façon générale, et de connaître les besoins des familles binationales et des français(e) établis au Danemark de longue date. Dans le cadre associatif, la rencontre avec les familles expatriées vous font voyager, ce qui est un vrai plaisir. Je suis mariée et mère de deux grands fils qui ont tous les deux les nationalités française et danoise.

 

Comment avez-vous constitué votre liste ?

J’ai constitué ma liste avec des femmes et des hommes qui ont un fort sens du civisme. Mes cinq colistiers se sont tous, d’une façon ou d’une autre, investis dans la vie associative ou dans le cadre de mandats bénévoles. Ils ont une fibre européenne, un amour de la multiculture, une connaissance de l’enseignement, du milieu entrepreunarial, le choix de l’écologie, l’envie de soutenir nos compatriotes et le désir de partager leurs expériences personnelles sur les différentes thématiques. Ils ont comme moi à cœur de les écouter, porter leurs voix, défendre leurs droits et promouvoir leurs initiatives. Ce sont d’ailleurs les quatre axes de notre liste.

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français du Danemark ?

Le Danemark est proche de la France et paradoxalement très différent. Les Françaises et les Français qui arrivent au Danemark ressentent très souvent un choc culturel plus ou moins prononcé. Ils ont donc besoin d’être accueillis. De nos jours les réseaux sociaux permettent des échanges simples et contribuent à l’insertion rapide de nos compatriotes, grâce à la gentillesse de nombreux Français et Françaises qui s’impliquent.

Lorsque les problèmes rencontrés par nos compatriotes sont plus compliqués, ils s’adressent au conseiller de leur choix.

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?

- Etre disponible et à l’écoute de la communauté pour porter sa voix. Je considère être un trait d’union entre nos compatriotes et les services de l’Ambassade, la représentation des parlementaires et tous les responsables susceptibles d’aider. A cet égard, il est important de communiquer en bonne intelligence avec les autorités françaises et en bonne synergie avec les autres conseillers. Cela requiert respect et écoute.

Le lien avec nos parlementaires et les services ministériels et administratifs joue également un rôle essentiel dans ce cadre là. Nommons par exemple le dossier de la convention fiscale qui est en cours de négociation. J’ai, à maintes reprises, porté la voix de notre communauté pour compléter l’action officielle.

- Défendre avec ténacité les dossiers et les préoccupations de nos compatriotes, notamment lors des réunions des conseils consulaires des bourses scolaires – cela requiert un esprit de confidentialité et une très bonne connaissance des familles concernées. La crise du Covid19 a également mis en valeur notre mission. Rassembler l’information lors des réunions du comité de sécurité de l’Ambassade, la communiquer, informer, aider et rassurer les Françaises et les Français lorsque c’était nécessaire.

- Etre identifié, à partir de relations de confiance, comme un pilier connu et reconnu par la communauté. A partir de là, les demandes affluent et nous les soutenons  localement, mais également au niveau « parisien ».

- Constituer un réseau mondial et mettre en valeur nos communautés me semble être un atout supplémentaire pour toutes et tous, c’est ce que je trouve dans le réseau En Marche que j’ai choisi de représenter pour ce mandat. Je suis également investie par des mouvements de centre gauche et de centre droit.

- Nous sommes le collège électoral des élections sénatoriales, dont les prochaines auront lieu cet automne.  C’est en ce sens que notre mandat est politique. Il est impossible de l’ignorer. C’est d’ailleurs une belle responsabilité que je suis fière d’honorer. Je préfére choisir la transparence de mon engagement à ce niveau là. Le conseiller, quelle que soit son implication, est un petit maillon de cette grande représentation politique. Je l’ai découvert au fur et à mesure des années, au fil de mon expérience, car au départ je ne voyais mon rôle que dans le prisme associatif local, que j’apprécie par ailleurs à bien des titres.

 

Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme ?

- Continuer à sensibiliser le ministre et les parlementaires. Par exemple, lors des auditions de la commission des finances, pendant la dernière session de l’AFE, j’ai pu directement questionner la vice-directrice du service des conventions fiscales.

Rappeler que derrière ces processus bureaucratiques et politiques, il y a des hommes et des femmes qui souffrent de ne pas pouvoir rentrer en France, sans craindre une inévitable double taxation.

- Valoriser la mise en connexion des réseaux pour soutenir des initiatives ou des projets portés par nos PME et TPE, et par le tissu associatif. Inciter les entrepreneurs à se constituer en association. Certaines grandes entreprises, françaises et danoises, ont d’ailleurs pesé dans le processus de négociation pour une nouvelle convention fiscale en se mobilisant dernièrement. Elles ont ainsi obtenu l’attention du ministre des impôts danois sur le sujet. J’ai porté ce dossier en particulier lors de mes déplacements à l’AFE ou lors de rencontres officielles auprès de ministres en déplacement. Prendre le pouls et être un relais est essentiel.

- L’enseignement du français est un autre axe important sur lequel il faut concentrer nos efforts. Pérenniser l’offre existante, continuer à développer l’accès à la culture et à la langue françaises. Etre élu avec le soutien d’un parti politique c’est permettre d’aider notamment le lycée français Prins Henrik. L’action politique des parlementaires et des institutions a en effet permis de mettre en place des aides financières lors de la crise du Covid19. Cet établissement, comme d’autres, faisant partie du réseau mondial de l’agence de l’enseignement du français à l’étranger, a ainsi bénéficié de soutien pour faire face à des frais inattendus.

- Continuer à soutenir les associations.

- Constituer des réseaux pour les jeunes.

- Participer à un réseau d’écoute pour les femmes en quête d’informations, elles sont parfois très isolées. Rester à l’écoute et être présent pour rassurer et informer.

- Porter la voix des Français vers le consul en place et faire connaitre les besoins de la communauté – ne l’oublions pas le consulat est la mairie des Français établis au Danemark. Maintenir un accueil efficace et chaleureux au sein du consulat de France, tout en reconnaissant la nécessité de digitaliser et simplifier les procédures administratives.

 

 

Vous pourrez voter à l'urne le 30 mai 2021 au Lycée Prins Henrik à Frederiksberg ou du 21 au 26 mai 2021 pour les votes par internet. Voir notre article sur les modalités de vote.

 

 

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Joelle

Joëlle Borgida

Directrice de la publication et responsable éditoriale. Expatriée de longue date et désormais installée à Copenhague, je partage avec les lecteurs de lepetitjournal.com mes découvertes danoises.
1 Commentaire (s) Réagir
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Un français au Danemark mer 19/05/2021 - 19:36

Merci pour vos très bons conseils chère Marie-José Caron !

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