Après l’intervention militaire américaine au Venezuela, la tension se fait sentir à la frontière colombienne alors que le président de la Colombie Gustavo Petro a annoncé qu’il « reprendrait les armes » pour « le bien de son pays ».


Quatre jours après l’opération militaire des États-Unis qui a déchu le président vénézuelien Nicolas Maduro, la tension est palpable à la frontière entre la Colombie et le Venezuela. En réponse aux menaces de son homologue Donald Trump, le président colombien Gustavo Petro a déclaré lundi 5 janvier 2026 qu’il « reprendrait les armes » pour « le bien de son pays ».
À la frontière colombienne, quelques passages de Vénézuéliens et beaucoup d'anxiété
L’ambassade de France en Colombie a rappelé samedi 3 janvier 2026 « qu’il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones frontalières entre la Colombie et le Venezuela » et « formellement déconseillé de tenter d’entrer au Venezuela depuis la Colombie par quelque moyen que ce soit ».
« J’avais juré de ne plus toucher à une arme depuis l'accord de paix de 1989, mais, pour la patrie, je reprendrai les armes. »
Le président colombien prêt à « reprendre les armes »
L’ancien guérillero du M-19 et président de gauche Gustavo Petro s’est exprimé sur X : « J’avais juré de ne plus toucher à une arme depuis l'accord de paix de 1989, mais, pour la patrie, je reprendrai les armes. » Avant d’ajouter : « Chaque soldat de Colombie a désormais un ordre : tout commandant de la force publique qui préfère le drapeau des États-Unis à celui de Colombie doit immédiatement se retirer. »
Hoy veré si las palabras en inglés de Trump se traducen como dice la prensa nacional. Por tanto, más tarde las responderé hasta saber lo que significa realmente la amenaza ilegítima de Trump.
— Gustavo Petro (@petrogustavo) January 5, 2026
En cuanto al señor Rubio que desliga autoridades del presidente y dice que el…
1,7 million de réfugiés attendus en Colombie
Alors que 7,9 millions de personnes ont fui le Venezuela ces dernières années, la Colombie s’inquiète d’un risque de crise humanitaire et de vagues migratoires d’ampleur. Sur ordre du président Gustavo Petro, l’armée colombienne mobilise des blindés légers et plus de 30.000 soldats sur les principaux points de passage avec le Venezuela.
Le gouvernement colombien a notamment mis en place cinq postes de commandement d'urgence pour faire face à une éventuelle hausse du nombre de réfugiés, a annoncé lundi 6 janvier 2026 le ministre de l'Égalité et de l'Équité de Colombie, Juan Carlos Florián.
Hemos puesto en marcha un convenio que nos permitirá contar con 17 Centros Intégrate en todo el territorio nacional. Especialmente se ha priorizado la atención en zona fronteriza.
— Ministerio de Igualdad y Equidad de Colombia (@MinIgualdad_Col) January 4, 2026
A través de estos Centros atendemos de manera integral a las personas migrantes desde la seguridad… pic.twitter.com/ENaee2P3gj
La Colombie, qui accueille actuellement près de trois millions de réfugiés vénézuéliens, prévoit l'arrivée d’environ 1,7 million de personnes. Pour leur venir en aide, le pays prévoit l’ouverture de 17 centres nationaux : « À travers ces centres, nous offrons une prise en charge complète aux personnes migrantes, notamment en matière de nourriture, d'accès à l'éducation, à la formation et à l'emploi, ainsi que de prévention des violences sexistes, de la discrimination et de la xénophobie », a écrit le ministère colombien de l'Égalité et de l'Équité sur X.
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