Éradiquer le paludisme en Asie-Pacifique d'ici 2030 : c'est l'objectif que se sont fixé les dirigeants de cette région lors de leur sommet tenu en 2013. À l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, l'Alliance des dirigeants d'Asie-Pacifique contre le paludisme (APLMA) a rappelé qu'en Birmanie, la malaria demeure un problème sérieux de santé publique qui concerne 8,5 millions de personnes (soit environ 16% de la population), selon les statistiques de l'OMS. Même si le nombre de cas dépistés est passé de 400000 en 2011 à 200000 en 2014, la résistance accrue aux traitements traditionnels, comme l'artémisinine, constitue un nouveau défi. "Si ce qui est le plus important traitement contre la malaria deviant inefficace, alors on peut s'attendre à une hausse dévastatrice de la mortalité liée à la malaria, surtout chez les enfants", s'inquiète le Dr. Benjamin Rolfe, Directeur exécutif de l'APLMA. Des programmes de distribution de moustiquaires et de vêtements imprégnés d'insecticide, ainsi que de répulsifs corporels, ont été relancés en particulier dans les zones frontalières de la Birmanie avec la Thaïlande, le Bangladesh, l'Inde et la Chine. Depuis 2000, en Asie-Pacifique, une intensification de la lutte contre le paludisme a permis de faire baisser significativement les statistiques régionales (plus de 80 millions de cas et plus de 100 000 décès associés), selon APLMA. Ces actions s'appuient essentiellement sur la distribution massive de médicaments et de moustiquaires et un meilleur dépistage auprès des populations à risque. Dans 21 pays de la région Asie-Pacifique, le total cumulé est de 32 millions de cas par an et deux milliards de personnes toujours considérées comme à risque, selon les dernières statistiques. Un record mondial, après l'Afrique.
Mercredi 26 Avril 2017 (www.lepetitjournal.com/Birmanie)







