La ville de Yangon va lutter contre les pigeons

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 24/09/2019 à 18:30 | Mis à jour le 24/09/2019 à 18:30
chasse au pigeon a Yangon en Birmanie

On a envie de dire « Enfin » ! A partir de la semaine prochaine, le Comité de développement de Yangon (YCDC) – plus ou moins l’équivalent d’un conseil municipal – va interdire de nourrir les pigeons et va lancer à la fois une campagne de sensibilisation aux risques et dégâts liées à ces oiseaux et un plan d’éradication de ces volatiles qui sont les vecteurs de diverses maladies désagréables, comme des salmonelloses ou des chlamydioses. Sans compter les accidents, nombreux, liées à des glissades sur fientes – eh oui ! – provoquant lésions et fractures. La prolifération des pigeons en milieu urbain est devenue un problème récurrent de nombre de grandes agglomérations de la planète, dont Venise ou Paris, par exemple. En théorie, les prérogatives du YCDC en matière de régulation des animaux se limitent aux chiens, aux rats et aux corbeaux et corneilles. Mais le comité exécutif de Yangon a volontiers autorisé cette extension de responsabilités requises pour des raisons d’hygiène et de sécurité.

L’instance a mis en place un plan d’action en 3 phases. Tout d’abord, expliquer les dangers liés aux dizaines de milliers de pigeons qui vivent dans Yangon et pourquoi un trop grand nombre de ces oiseaux est nuisible aux autres espèces qui les entourent. Ensuite, interdire la vente de maïs ou autres graines que les gens achètent pour les donner aux oiseaux et surveiller les lieux où se trouvent souvent les vendeurs, en général près des pagodes, des arrêts de bus et sur les grands axes de la vieille ville. Il est courant de voir dans les rues des personnes âgées devant des assiettes remplies de graines et entourées de dizaines de pigeons massés près de ces « restaurants » qui leur profitent tant. Le coupe de graines 200 kyats (un peu plus de 10 centimes). Dans un premier temps, les vendeurs seront simplement avertis de l’interdiction dans un effort d’information. La troisième et dernière partie du plan d’action sera alors de tuer les volatiles lorsque ce sera faisable et de sanctionner par des amendes ceux qui persisteront à vendre des graines ou à nourrir les pigeons. Ces amendes iront de 30 000 kyats (environ 18 euros) a 300 000 kyats (environ 180 euros) et ceux qui ne voudront rien entendre pourront même écoper jusqu’à 3 mois de prison !

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