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Deux lacs de la région de Mandalay bientôt classés réserves naturelles

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 01/10/2019 à 22:00 | Mis à jour le 01/10/2019 à 22:00
Photo : Oiseaux migrateurs sur le lac Paleik
oiseaux migrateurs sur le lac Paleik en Birmanie

La région de Mandalay va classer les lacs de Sont Ye et de Paleik comme zones protégées et réserves naturelles, a annoncé U Myo Thit, le ministre régional des Ressources naturelles et de la Conservation de l’Environnement. Ses services ont d’ailleurs fait savoir que des rencontres avec des associations locales, des groupes de résidents et des ONGs étaient prévues très prochainement afin de concevoir le plan d’action et de s’assurer de l’aide technique nécessaire à sa mise en œuvre correcte.

Les zones humides, tels ces lacs, sont des éléments clefs d’un environnement sain, assurant notamment un filtrage des eaux et l’alimentation des nappes phréatiques, l’enrichissement des sols en nutriments et abritant une grande biodiversité, nécessaire a la reproduction de nombreuses plantes. Sans compter que les capacités de rétention d’eau des lacs de grande taille sont aussi utiles dans la prévention des inondations. Des organisations comme la Myanmar Bird and Nature Society ou la Biodiversity and Nature Conservation Association soutiennent cette action du ministre, affirmant qu’elle est nécessaire. En fait, affirme un expert local, ce ne sont pas deux mais bel et bien une dizaine de lacs locaux qu’il faudrait protéger afin de protéger aussi la population en conséquence.

Parmi les actions à mener, d’après les ONGs, « arrêter la poldérisation des lacs à des fins de construction ou d’agriculture, cesser les prélèvements incontrôlés de lotus, ne plus déverser les ordures ménagères et déchets de toutes sortes dans ces pièces d’eau, et mettre en place un programme d’information et d’éducation des populations locales à l’environnement ». Un exemple emblématique : de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs font étape dans la région de Mandalay, et la destruction des zones humides revient à les condamner à mort. Or, ces volatiles ont une action essentielle de régulation des insectes locaux en les mangeant et sans eux, c’est l’agriculture de la région qui est en danger. Un risque grave dans une zone où cette agriculture est à la source de presque toute l’activité économique. La décision du ministre est donc particulièrement bienvenue.

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