Mardi 10 décembre 2019
  Ne manquez plus les
dernières nouvelles
S'abonner

Conte birman: Le corbeau doré

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 20/01/2019 à 15:00 | Mis à jour le 28/06/2019 à 11:45
Conte de Birmanie le corbeau doré

L’histoire birmane nous a transmis de nombreux contes, issus de tout le pays, qui transmettent une morale au travers d’une courte histoire. Guillaume Rebière, auteur passionné de la Birmanie, en a fait la traduction depuis l’anglais. Lepetitjournal.com Birmanie vous propose de les découvrir. 

Le corbeau doré

Il y a bien longtemps vivait une vieille veuve qui était très pauvre. Elle avait une fille qui était jolie et de bonne composition. Un jour, la veuve demanda à sa fille d’effrayer les oiseaux qui venaient picorer dans le plateau de riz qui était en train de sécher au soleil. La jeune fille s’assit à côté du plateau et éloigna les oiseaux. Cependant, alors que le riz était presque sec, un volatile étrange arriva en volant en direction du riz. C’était un corbeau, mais qui possédait des plumes dorées. Le Corbeau Doré se moqua des efforts vains que faisait la jeune fille pour l’effrayer et commença à manger tranquillement le riz. La jeune fille commença à pleurer et expliqua au corbeau : “Oh, ma mère est si pauvre ! Ma mère est si pauvre ! Ce riz à tant de valeur pour elle !”. Le Corbeau Doré la prit en pitié et lui déclara : “petite fille, je paierai pour ce riz. Rends-toi au coucher du soleil jusqu’au grand tamarinier qui se trouve à la sortie du village ; je te donnerai alors quelque chose”. Puis, le corbeau s’envola et disparut dans le soleil.

Au coucher du soleil, la jeune fille se rendit jusqu’au grand tamarinier et leva les yeux vers les branches. A sa grande surprise elle remarqua une petite maison en or au faîte de l’arbre. Le corbeau passa sa tête par la fenêtre de sa petite maison en or et s’écria joyeusement : “ah, te voilà ! Monte me voir. Mais avant, je dois bien entendu faire descendre une échelle. Préfères-tu l’échelle en or, celle en argent ou celle en cuivre ?”. “Je ne suis qu’une pauvre fille”, répondit la jeune fille, “je ne peux demander que l’échelle de cuivre”. A sa grande surprise, le corbeau fit descendre l’échelle d’or et la petite fille grimpa jusqu’à la petite maison en or. “Accepte de dîner avec moi”, invita le corbeau. “Veux-tu manger dans les services en or, ceux en argent ou ceux en cuivre ?”. “Je ne suis qu’une pauvre fille”, répondit la jeune fille, “je ne peux prétendre qu’aux services en cuivre”. A sa grande surprise, le corbeau disposa les services en or et lui prépara un délicieux repas. “Tu es une gentille fille”, déclara le corbeau à la fin du repas, “et j’aurais bien voulu que tu puisses rester ici vivre avec moi à tout jamais. Mais ta mère a encore plus besoin de toi et je dois donc te renvoyer chez toi avant qu’il ne fasse trop nuit”. Il alla alors dans sa chambre et en ressorti les ailes chargées d’une grande boite, d’une boite moyenne et d’une petite boite. “Choisis l’une de ces boites”, lui dit le corbeau, “et donne-la à ta mère”. “Ce n’était qu’un tout petit peu de riz”, répondit la jeune fille, “la petite boite sera donc bien plus que suffisante”. Elle prit donc la petite boite, remercia chaleureusement le Corbeau Doré et descendit de l’arbre. Puis elle rentra chez elle en courant pour offrir la boite à sa mère. Lorsque cette dernière l’ouvrit, elles découvrirent avec émerveillement qu’elle contenait cent magnifiques rubis.

Quelques jours plus tard, elles vendirent les pierres à un marchand de passage, firent fortune et continuèrent à vivre dans l’opulence. Il y avait une autre veuve dans le village, mais elle n’était pas pauvre. Elle avait elle aussi une fille qui, elle, était cupide et avait mauvais caractère. La veuve et sa fille devinrent vite jalouses de la bonne fortune de l’autre veuve et de sa fille. Quand elles entendirent l’histoire du Corbeau Doré, elles décidèrent de tout faire pour obtenir un cadeau similaire. Elles placèrent donc un plateau de riz au soleil et la jeune fille monta la garde. Mais, comme elle était paresseuse, elle n’essaya même pas de chasser les oiseaux qui venaient picorer les grains, si bien qu’il ne restait presque pas de riz lorsque le Corbeau Doré arriva. Cependant, il ne se priva de manger ce qu’il restait, si bien que la jeune fille lui dit fort impoliment : “Hey, Corbeau, rends-nous riche en compensation du riz que tu as mangé !”. Le corbeau la regarda avec un froncement de sourcils, mais lui répondit malgré tout avec politesse : “petite fille, je paierai pour le riz. Rends-toi au coucher du soleil jusqu’au grand tamarinier qui se trouve à la sortie du village ; je te donnerai alors quelque chose”. Puis, il s’envola.

Au coucher du soleil, la petite fille cupide se rendit jusqu’au grand tamarinier et sans même attendre que le corbeau ne se montre, elle cria : “Hey, Corbeau, tiens ta promesse”. Le corbeau passa sa tête par la fenêtre de sa petite maison dorée et lui demanda : “Quelle genre d’échelle veux-tu pour monter jusqu’ici ? Veux-tu celle en or, celle en argent ou celle en cuivre ?”. “L’échelle en or, bien-sûr”, lui rétorqua la jeune fille avide. Mais, à sa grande déception, le corbeau lui lança l’échelle de cuivre. Lorsqu’elle entra dans la maison, le corbeau l’invita à dîner et lui demanda : “Dans quel genre de services veux-tu manger ? Ceux en or, ceux en argent ou ceux en cuivre ?”. “Les services en or, bien sûr”, répondit la jeune fille. Mais à sa grande déception, le corbeau disposa les services en cuivre. Le repas était délicieux, mais les portions étaient minuscules, ce qui ennuya beaucoup la jeune fille. Puis, à la fin du repas, le corbeau alla chercher trois boîtes, une grande, une moyenne et une petite. “Choisis l’une de ces boites et donne-la à ta mère”, lui dit le corbeau. La jeune fille cupide, prit bien entendu la grosse boite et descendit péniblement l’échelle sans même prendre la peine de remercier le corbeau. Une fois arrivée chez elle, elle ouvrit joyeusement la boîte avec sa mère. Mais à leur grand effroi, un grand serpent en sortit. Il siffla trois fois dans leur direction, puis sortit de la maison. Traduction: Guillaume Rebière

0 Commentaire (s)Réagir

Communauté

GASTRONOMIE

Pour Noël, la recette du Stollen allemand

Pour Noël, la rubrique “Gastronomie” du Meliã Hotel vous propose la recette du Stollen allemande comme vous pourrez le déguster durant les fêtes pour le brunch ou les repas de fin d’année au Meliã.

Que faire en Birmanie ?

GASTRONOMIE

Pour Noël, la recette du Stollen allemand

Pour Noël, la rubrique “Gastronomie” du Meliã Hotel vous propose la recette du Stollen allemande comme vous pourrez le déguster durant les fêtes pour le brunch ou les repas de fin d’année au Meliã.

Expat Mag

Berlin Appercu
SOCIÉTÉ

La grève générale française vue par la presse allemande

La grève générale du 5 décembre et les contestations du projet de réforme des retraites envisagé par le gouvernement français attise la curiosité de la presse allemande. Petit tour d'horizon.