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RÉGIS MICHEL - C’est quoi ce cirque ?

Par Lepetitjournal Birmanie | Publié le 26/02/2017 à 23:00 | Mis à jour le 27/02/2017 à 09:17

Régis Michel, un voyageur français résolument optimiste ambitionne de donner le sourire à tous les Birmans?. sous le chapiteau d'un cirque, le "Shwe Daung Circus" ! Celui-ci a ouvert ses portes jusqu'au 30 avril, les jeudis et vendredis à huit heures et les samedis et dimanches à onze heures du matin, trois et huit heures de l'après-midi.

Au c?ur du People's park, dans une large chemise à motifs, cigarette à la main, il pianote sur son clavier. Il est comme ça, Régis Michel : serein et détendu. Ce marseillais de 53 ans, marié et père de deux grandes filles, vient pourtant de se lancer dans un pari fou. Journaliste et réalisateur indépendant pour les émissions "Thalassa" et "Faut Pas Rêver", il a parcouru la planète pendant 28 ans avec un attrait plus particulier pour Madagascar où il a réalisé une quarantaine de films. Depuis 2015, c'est pourtant à Yangon, au Myanmar, que Régis a décidé de poser ses valises avec l'ambition secrète de réunir les Birmans dans un projet culturel original. Pour arriver à ses fins ? Un cirque.  

L'histoire débute en 2010 aux îles Samoa, en plein Pacifique. Alors qu'il réalise un documentaire sur le "Magic Circus of Samoa", le gérant du cirque lui propose de changer de vie pour devenir son associé. De là, les deux hommes viennent tenter l'aventure en Birmanie, pays où Régis avait déjà travaillé par le passé. Nous sommes en 2015, à la veille des élections présidentielles. Le projet traine et le directeur du "Magic Circus of Samoa" se lasse. Trop tard, Régis pris par le défi qu'il s'était lancé, conserve l'idée, seul contre tous. "Je n'ai pas hésité, ce cirque, moi j'y croyais". Pour lui venir en aide, il fait appel à la veuve de Pierrot Bidon, fondateur du célèbre cirque Archaos dans les années 80. Ensemble, ils avaient travaillé au Brésil il y a une vingtaine d'années. Celle-ci lui permet d'embarquer dans l'aventure de merveilleux artistes de France, d'Allemagne, d'Argentine ou d'Éthiopie. Financièrement, c'est l'économie de la débrouille, si bien qu'en novembre 2016, le "Golden Butterfly" frôle la faillite. C'était sans compter sur Boris Granges, fondateur du restaurant Le Planteur, qui a un réel coup de c?ur pour ce cirque et va lui permettre de subsister. Tendu, super Régis ? Très zen au contraire. Et les deux hommes sont sur la même longueur d'ondes : "C'est vraiment un projet à long terme, confie Boris. On n'est pas là pour faire de l'argent à tout prix, nous devons en gagner pour que ce soit rentable mais l'idée est surtout de créer quelque chose d'unique qui va peut-être fédérer le pays"

D'aventures en aventures
Le 14 février dernier, les deux hommes donnent une seconde vie à leur entreprise : nouveau spectacle, nouveaux artistes, nouveaux costumes et nouvelle thématique ; l'ancien "Papillon" se mue en paon sous le nom de "Shwe Daung Circus" (le paon doré). En se réinventant tous les six mois mais aussi à travers un deuxième volet où une seconde troupe se déplacerait en Birmanie ; c'est bien tout un pays qui pourrait alors se retrouver sous le même chapiteau. "Le cirque, c'est apolitique, c'est un élément fédérateur, nous voulons en faire une véritable institution culturelle". À terme, ces vendeurs de rêve veulent faire du cirque une icône de la Birmanie. "Le cirque, au Myanmar, les Birmans n'ont plus vu cela depuis près de 30 ans et l'ancien U Maung Maung Soviet Circus se produisait dans une enceinte en bambou avec des éléphants et une moto dans une cage en fer? Nous, nous amenons un vrai chapiteau et des numéros très différents pour un spectacle dynamique destinés aux plus petits comme aux anciens". 

Régis Michel se laisse jusqu'à la fin avril, avant la mousson, pour faire découvrir l'univers du cirque aux Birmans. Si cela fonctionne, ils rêvent d'aller plus loin et de monter une véritable école du cirque en Birmanie : "Cette école permettra aux artistes, venus du monde entier, de passer le relais et de faire perdurer le cirque dans le pays avec l'ambition de devenir le Cirque National du Myanmar"

Entre deux appels professionnels, on a envie de demander à Régis quand va ?t-il lever le pied ? Ce à quoi il répond être présent en Birmanie pour un bon bout de temps, après quoi il lui restera encore un pari grandiose à accomplir : "Mon dernier rêve avant la retraite, serait de remonter une expédition avec des historiens et anthropologues en Afrique". Génialement fou, on vous dit !

Information: facebook Shwe Daung Circus
 Pauline Autin (www.lepetitjournal.com/BirmanieLundi 27 Février 2017

 

 

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