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J’ai testé pour vous : « le Pocari Sweat Myanmar 2017 »

Par David Hardillier | Publié le 27/12/2017 à 19:45 | Mis à jour le 27/12/2017 à 19:59
Photo : David Hardillier
Pocari Sweat Myanmar 2017

Le dimanche 17 décembre 2017 avait lieu à Yangon le Pocari Sweat Myanmar, un ensemble de courses pédestres organisées par la marque de boisson énergisante japonaise. Des trois distances proposées, 5 km, 10 km ou 21 km, notre valeureux David s’est lancé sur le 10 km. Revivons avec lui les circonstances et le déroulé de la course.

 

Tout a commencé début octobre de cette année. Une affiche publicitaire de Pocari sweat retient mon attention; tout comme l’année passée à la même époque, elle organise des courses d’endurance. Ayant été un peu timide lors de la précédente édition, je me suis imposé le challenge de participer à l’une des courses proposées. 10 km me semblait à ce moment là la distance idéale. En lisant cela, vous devez surement penser que c’est une punition que je me suis infligé à moi-même mais détrompez vous! La seule contrainte qui me venait à l’esprit à ce moment là était de devoir m’entrainer parmi les gaz d’échappement des voitures, de devoir éviter les piétons, les vélos et autres trishaw qui auraient trouvé vraiment bizarre de voir un homme tout transpirant en train de courir après….rien du tout. Mais c’est fou comme le temps passe vite! Nous voilà déjà à un peu plus d’une semaine du départ de la course et je n’ai pas encore foulé une seule fois le bitume. Je vais donc faire un petit tour à la salle de sport juste à coté de chez moi. J’y suis allé par deux fois. L’objectif n’étant pas la performance mais uniquement le fait de terminer la course, je me dis que je verrais bien sur place  et que l’effervescence du moment prendra le relais une fois dans le mal.

 

pocari sweat 2017 birmanie

 

La veille de la course, je récupère mon dossard et déjà, l’excitation commence à monter. Je suis un petit peu compétiteur, contre moi-même déjà, et je souhaite malgré tout réaliser un temps que j’estime correct. Puis il y a le réveil, le lendemain à 4h45 du matin. Le départ de ma course est prévue à 6h30 afin d’éviter la chaleur qui s‘installe rapidement. Le soleil ne s’est pas encore levé lorsque j’arrive au stade Kyaikkasan, le dossard déjà épinglé au T-shirt reçu lors de sa remise la veille. Je retrouve ainsi tous mes compatriotes de course, affublés de la même tenue bleue, la couleur de la marque organisatrice. La musique est déjà en route sur la scène principale et les différents sponsors commencent à ouvrir leurs différents stands. De plus en plus de monde arrive et se regroupe sur la ligne de départ. Tout le monde court un peu dans tous les sens pour s’échauffer avant le départ. Il est important de ne pas partir à froid. Je m’emploie à faire de même. Une session d’échauffement collective est proposée sur la grande scène également.

 

Et puis c’est le moment, le décompte retentit et sous une gerbe de confettis, la masse prend le départ petit à petit. Ceux qui courent vite et bien, ceux qui vont jouer la gagne sont aux avant-postes. Je suis pour ma part plutôt vers l’arrière du peloton, préférant éventuellement remonter des concurrents que de me faire doubler un peu sauvagement. Les 3 premiers kilomètres sont épiques, je double effectivement beaucoup de coureurs dont certains commencent déjà à marcher.  Ça joue un peu des coudes pour doubler, certains s’arrêtent net devant moi et il faut être attentif. Je me dis que je ne suis pas vraiment préparé mais que la course va être plus éprouvante pour d’autres. Je commence à me retrouver avec des gens de même allure après ce troisième kilomètre. Le premier ravitaillement fait du bien car même si le départ a été donné tôt, la chaleur est déjà présente. Je commence à me dire que je m’approche de ma distance d’entraînement, entre 4 et 5 kilomètres. C’est juste à ce moment là qu’une crampe décide de s’installer dans le mollet. « Non mais si je commence à avoir des crampes avant le milieu de la course, ça ne va pas être bon pour la suite » me dis-je. Une petite séance d’étirements plus loin me redonne le moral et la course continue. Je regarde ma montre, je suis à 30 minutes de course aux alentours du cinquième kilomètre. Je l’estime car je n’ai pas vu le panneau indicateur. Car oui, tous les kilomètres sont indiqués par des panneaux tout le long de la course. Motivant parfois ou bien démoralisant à d’autres moments. Cela me donne confiance, je suis sur les temps que je m’étais fixés.

 

pocari sweat 2017 birmanie


 

Au niveau du panneau annonçant le sixième kilomètre, c’est le deuxième mollet qui a le droit à sa crampe. Je suppose à ce moment là que mon corps a voulu rétablir un certain équilibre. C’est sympa de sa part mais ça ne m’enchante vraiment pas. Je commence à me demander pourquoi je me suis lancé dans cette course lorsque j’aperçois le panneau du septième kilomètre. J’arrive au trois quart de la course, le plus gros est fait. Cela est d’autant plus rapide que j’aperçois déjà le neuvième kilomètre. C’est bon, je vais réussir à finir. Même si je ne sais pas où est passé le kilomètre huit, il ne m’en reste plus qu’un à parcourir. Par dessus la palissade, j’aperçois l’arrivée, surmontée d’un ballon gonflable. Un coup d’oeil sur ma montre et j’ai un regain de vitalité: je vais pouvoir finir dans les temps que je m’étais fixé. Bizarrement, mes mollets ne sentent plus les crampes. C’est toujours au moment d’arriver que l’on se dit que l’on avait pas tout donné. J’accélère donc le rythme pour assurer le temps final et ça y est, les dix kilomètres du Pocari Sweat 2017 sont bouclés! Je reçois une médaille pour l’occasion ainsi que de quoi boire et me restaurer.

 

A l’arrivée, nombre de mes congénères se font masser, d’autres vont se prendre en photo pour un souvenir de l’évènement. Des animations sont proposées un peu partout par les sponsors. Et moi je profite de ma banane en compagnie d’un autre journaliste de lepetitjournal.com Birmanie qui a terminé la course plus rapidement que moi. Le soleil commence à bien chauffer et je pense à ceux qui sont encore en course et que je regarde arriver, heureux comme moi de passer la ligne d’arrivée.

 

J’ai passé un très bon moment. Et même si 3 jours après j’avais encore mal aux mollets, j’ai ressenti le plaisir que j’avais éprouvé auparavant. Même si tout n’a pas été parfait, notamment coté sécurité où l’intégralité de la course s’est effectuée en pleine circulation (la traversée de l’avenue devant Myanmar Plaza est assez épique!), le bilan est très positif.

Je quitte le stade Kyaikassan content. L’année prochaine, je reviendrais mais cette fois-ci bien entrainé, c’est promis !

 

David Hardillier

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