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Troisième compétition interuniversitaire de médiation

Par Rédaction LPJ Beyrouth | Publié le 09/05/2019 à 15:11 | Mis à jour le 10/05/2019 à 15:15
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COMMUNIQUE

 

Le Centre professionnel de médiation (CPM), la Direction régionale de l’Agence universitaire de la Francophonie au Moyen-Orient (AUF) et le Bureau régional de l’UNESCO au Moyen-Orient, ont organisé, pour la troisième année consécutive, la compétition interuniversitaire de médiation, en partenariat avec l’agence de coopération internationale GIZ-ZFD.

 

Le 1er prix de la compétition en langue française a été remporté par l’Université Saint-Esprit de Kaslik représentée par Elena Hawat, Karen Hajj et Léa Laoun, coachées par Paule Chiha.

Le 1er prix de la compétition en langue arabe a été remporté par l’Université Libanaise représentée par Jana Abdallah Bassil, Nelly Akiki et Alondra Feghali, coachées par Bernadette Rehayem.

 

La compétition avait pour objectif d’initier les étudiants à la médiation comme moyen amiable de résolution des différends, étudiants qui y ont été préalablement préparés en participant à des simulations de médiations en présence de médiateurs professionnels du CPM. Elle s’est déroulée du 2 au 6 mai 2019 à l’USJ, en deux parties, l’une en français, l’autre en arabe.

 

Une vingtaine d’équipes formées de deux ou trois étudiants en provenance de neuf universités libanaises ont ainsi participé à cette compétition en y jouant le rôle de parties en médiation et ont été évaluées par des jurys formés de personnalités, de médiateurs professionnels, de représentants de l’AUF, de l’UNESCO, du GIZ et du CPM, et ce, sur la base de leur capacité à communiquer avec l'autre partie, d’écouter l'autre partie et de négocier une solution gagnant- gagnant.

 

Lors de la séance d’ouverture de la compétition, la directrice du CPM, Mme Johanna Hawari Bourjeily, a mis l’accent sur la créativité, “outil indispensable, selon elle, du médiateur dont il va avoir recours tout au long de la médiation.”

 

Les représentantes de GIZ-ZFD, Urte Luetzen et Justine Abi Saad, ont choisi, par le biais d’une représentation théâtrale mettant en scène une femme et sa fille en train de se disputer, de dire que « dans un conflit l'attaque est la plus visible, alors pourquoi ne pas essayer quelque chose de différent ? Pourquoi ne pas pratiquer des conflits productifs ? L'écoute des besoins de l'autre, à travers la médiation, peut être l'une des approches. »

 

Mme Maysoun Chehab, chargée de programme pour l'éducation de base à l'UNESCO à Beyrouth et représentant de M. Hamed al Hammami, directeur de l'UNESCO à Beyrouth, s'est adressée aux étudiants participant au concours : « Les compétences de médiation, de dialogue, de pensée critique et de communication sont les plus pertinentes du XXIe siècle, celles qui vous préparent pour l’avenir et vous permettent de relever les défis et les opportunités majeurs de notre époque ».

 

De son côté le Directeur régional de l’AUF au  Moyen Orient , M. Hervé Sabourin, a insisté sur la « dimension symbolique incontestable » de cette compétition, « tout d’abord parce qu’elle illustre parfaitement la capacité du monde universitaire à se saisir de questions qui impactent le développement global de nos sociétés ».

 

Le vice-recteur de l’USJ, Pr Michel Scheuer, représentant le recteur Pr Salim Daccache, a déclaré que « dans cette région où malheureusement les universités se vivent trop souvent comme concurrentes plutôt que comme partenaires, la présence d’équipes en provenance de neuf universités de ce pays est un événement dont nous ne pouvons minimiser l’importance ! »

La fondation Fathallah Sioufi, la société Foudstuff, la Librairie Antoine et le cabinet d’avocats Younes et Mikkaoui, sponsors de la compétition, ont offert des prix aux équipes finalistes.

A l’occasion de la finale, le recteur de l’Université Saint-Joseph Pr Salim Daccache a prononcé un mot dans lequel il affirmé que « dans un monde qui ne cesse de générer des conflits, il est bien nécessaire de cultiver cet art de négocier et de pratiquer la médiation entre des parties en conflit, surtout lorsqu’il s’agit de conflits dans un même camp ou dans un même pays et entre les citoyens de ce même pays. »

 

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Rédaction LPJ Beyrouth

L'édition de Beyrouth de Lepetitjournal.com, Le média des Français, des francophones et des francophiles dans le monde.
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