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Le BIFF 2017 fête ses 20 ans.

Par Rédaction LPJ Beyrouth | Publié le 28/09/2017 à 16:34 | Mis à jour le 06/10/2017 à 10:02
press conference BIFF

La 17ème édition du Festival International du Film de Beyrouth qui débutera le 4 octobre 2017 et se terminera le 12 du même mois, se caractérise par la présence de nombreuses figures de l'industrie cinématographique, dont des réalisateurs de renommée internationale, des producteurs, ainsi que des présidents de festivals, et par un programme riche composé de films ayant été primés ou selectionnés dans des festivals internationaux. Comme toutes ses précédentes, cette édition, qui marque le 20ème anniversaire du festival, constitue une plateforme pour les films du Moyen-Orient qui mettent en scène les problèmes sociaux et politiques présents dans la région. Cette année, les thèmes du terrorisme, de l'extrémisme, des réfugiés et des marginalisés dominent, que ce soit dans les compétitions des documentaires et des courts-métrages ou dans les autres catégories.

Lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Le Gray, au centre de Beyrouth, la directrice du festival, Colette Naufal a rappelé que le festival est né en 1997, alors que « le Liban dans son ensemble et Beyrouth en particulier étaient un immense chantier de reconstruction, après la guerre civile ». Selon elle, le festival « laissait entrevoir un avenir meilleur pour notre pays. Dès les premières années, il affichait aux Libanais et au reste du monde son intention de maintenir Beyrouth sur la carte mondiale du cinéma, en poussant les frontières établies par une région en constante ébullition ». Et d’ajouter : « au fil des ans, le Liban, seul pays réellement démocratique de la région et connu pour sa liberté d’expression, nous a permis de faire du Festival International du Film de Beyrouth la plateforme idéale pour les réalisateurs du monde entier qui ont un message à transmettre ».

 

L’ouverture et la clôture

Les projections du festival auront lieu au cinema « Metropolis Empire Sofil » à Achrafieh. L’ouverture du festival sera assurée par  « La Cordillera » de l’Argentin Santiago Mitre, en présence du réalisateur et de son épouse l’actrice Dolores Fonzi. Dans ce film, Hernán Blanco (Ricardo Darín) est le nouveau président argentin. Pour lui, le personnel est politique, et vice-versa.

Quant a la clôture, elle sera avec le film d’animation « Loving Vincent » de Dorota Kobiela et du Britannique Hugh Welchman, sur les derniers jours du peintre légendaire Vincent van Gogh qui se suicide à l’âge de 37 ans après une longue dépression. Ce film qui est le fruit d’un travail qui a duré sept ans, avec 125 peintres du monde entier et 65000 séquences peintes à la main, reconstitue le monde de van Gogh dans une expérience cinématographique unique en son genre.

 

Panorama international

- « A Prayer Before Dawn » du Français Jean-Stéphane Sauvaire,

- « Becoming Cary Grant » du Britannique Mark Kidel,

- « Redoutable », du réalisateur Michel Hazanavicius,

- « Viceroy’s House » de la Britannique-Kenyane-Asiatique Gurinder Chadha,

- « Directions » (« Posoki ») du Bulgare Stephan Komandarev,

- « 120 Battements par Minute » du français Robin Campillo,

- « I am not your Negro » du Haïtien Raoul Peck,

- « A day for women », l’égyptienne Kamla Abou Zekri,

- « The other side of hope » du Finlandais Aki Kaurismäki,

- « Radiance » de Naomi Kawase,

- « The Killing of a Sacred Deer » du  Grec Yorgos Lanthimos,

- « Wind River » de l’américain Taylor Sheridan,

- « Bewildered Cinema: Lebanese Cinema » de Diana Moukalledk,

- « Investigating Paradise » de l’Algérien Merzak Allouache,

 

Documentaires en compétition

- « Art not Art » du libanais Peter Moussa,

- « Water and sand »  de la Libanaise-Canadienne Nathalie Attallah,

- « No place for tears » du turque Reyan Tuvi,

- « Sheltered in oak » de l’Iranien Mehdi Noor Mohammadi,

 

Courts-métrages en compétition

- « Andrea », du libanais Edwin Harb-Kadri,

- « Missed call » de la libanaise Christy Whaibe,

- « Cargo » du libanis Karim Rahbani,

- « Till when? » du libanais Majd Fayad,

- « The bliss of being no one » du Saoudien Bader Alhomoud

- « Kashtaa » du qatarien Al Jawhara Al Thani,

- « The waiting room » du qatarien Hend Fakhro,

- « Rattled » de Jaafar Al Madhoon (Bahrein),

- “The choice” d’Eman Alsayed (Emirats Arabes Unis),

- « Passenger » de Cem Özay (Turquie),

- “Story of a job interview” d’Alkim Özmen(Turquie),

- « Toprak » de nur Yağiz (Turquie),

- « The guy came on horseback » de Hossein Rabiei Dastjerdi (Iran),

- « A girl in the room » de Karim Lakazdeh (Iran),

- « The Silence » d’Ali Asgari et Farnoosh Samadi (Iran),

- « Wameed » de Abd Al Rahman Dukmak (Syrie),

- « Five boys and a wheel » de Said Zagha (Palestine)

 

Front du refus

Le ``Front du refus`` est subdivisé en ``Espace public`` (10 films), ``Section écologique`` (un film) et une autre culinaire (un film), avec des projections hors compétition qui reflètent les principaus défis de notre époque et de la région.

- « The Venerable W. » de la Suisse Barbet Schroeder,

- « Five o'clock » de l’Irakien Ayman Al-Shatri,

- « The Sweet Seashore »  de l’Iranien Aziz Tebyanian,  

- « Alan » de l’Irakien Salih Jouri,

- « Alan » de l’Iranien Mostafa Gandomka,

- « Killit » de Zeynep Altay (Turquie),

- « The wall » de Mustafa Koray Polat (Turquie).

- « Safezone » des Australiens Jodie Livingstone et Marco Bollinger,

- « 3 stolen cameras », réalisé par RåFILM et Équipe Média,

- « Le Cèdre et l’Acier » de Valérie Vincent (France),

 

Au menu de la section culinaire : « Food evolution » de l’Américain Scott Hamilton,

Au cœur de la section écologique : « Before the Flood », réalisé par Fisher Stevens.

Il convient de noter que Stevens sera present à Beyrouth pour le festival.

 

Le Jury et les invités

Cette année, le jury sera co-présidé par les réalisateurs americain Jonathan Nossiter et argentin Santiago Amigorena, et comprend deux autres membres : le réalisateur libanais Ziad Doueiri et l’actrice française Vahina Giocante.

En plus des membres du jury et des réalisateurs qui seront présents au festival, le BIFF a également invité Tom Luddy, fondateur et directeur du festival de TELLURIDE, et la diréctrice éxécutive  Julie Huntsinger, ainsi que la curatrice du festival Mara Fortes.

Parmi les invités également le réalisateur Gianfranco Rosi  (Lion d’Or et Ours d’Or), qui va vivre au Liban pour un an à partir d’octobre pour tourner un film sur les problemes de la région, ainsi que le PDG de la télévison italienne « Rai Cinema » et le producteur Paolo del Brocco, la productrice Donatella Palermo et Nicola Marzano (Institut de l’Art Moderne à Rome).

 

Hommage  à Kiarostami

Le BIFF rend hommage dans cette édition au cinéaste Iranien Abbas Kiarostami, “ grand réalisateur ”et ami du Festival », d’après Naufal.  Le Festival va projeter plusieurs des films de feu Abbas Kiarostami, ainsi qu’un documentaire à son propos. Homayoun Ershadi, grand ami de Kiarostami et acteur dans son film “A Taste of Cherry”, Ahmad Kiarostami, fils du défunt, de même que plusieurs amis et membres du groupe Kiarostami, ont été invités au festival a cette occasion.

 

Le Liban d’avant-guerre

Hors compétition, le ministère du Tourisme présente aux festivaliers six courts-métrages sur le Liban d’avant-guerre (1975) qui seront projetés en amont de certains longs-métrages.

 


Billets

Le festival aura lieu au cinéma “Metropolis Empire Sofil”, mais des projections speciales seront organisées au Cinema Montaigne et au Musée Sursock.

Les billets seront en vente au prix de LL.8000 pour les projections régulières, à partir du 25 septembre (entre 16-22heure) au desk du BIFF au cinema « Metropolis Empire Sofil », ainsi que les invitations pour les séances d’ouverture et de clôture.

Pour plus d'informations, veuillez contacter BIFF au 70 141843, ou Metropolis Empire Sofil 01-204080.

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Rédaction LPJ Beyrouth

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