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Femmes Francophones Entrepreneures 2019, 2 projets écolo récompensés

Par Rédaction LPJ Beyrouth | Publié le 26/09/2019 à 13:18 | Mis à jour le 26/09/2019 à 13:46
Femmes francophones entrepreneures 2019, beyrouth, Liban

COMMUNIQUE

 

Rosabelle Chedid et Rayanne Beayno ont été sacrées « Femmes francophones entrepreneures 2019 » hier soir lors de la finale du concours qui soutient et valorise l’entrepreneuriat féminin depuis 2011.
 

Sous le parrainage de Mme Violette Khairallah Safadi ministre d’Etat pour l’insertion socio-économique des jeunes et de la femme, l’Agence Universitaire de la Francophonie, Berytech, L’Orient-Le Jour, Le Commerce du Levant et la SGBL ont organisé la 8ème cérémonie finale du concours FFE, à l’Amphithéâtre François Bassil, au Campus de l’innovation et du sport de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ).
 

Une soixantaine de candidatures a été reçue cette année, ce qui démontre l’attractivité de cette compétition qui célèbre aussi l’engagement des femmes francophones dans le défi de l’innovation et de la création de l’entreprise.
 

5 candidates, représentant autant d'équipes, se sont affrontées lors de cette finale :
- Rayanne Beayno – Mushtic (substitut biodégradable du polystyrène. Il possède les mêmes caractéristiques que le polystyrène en ce qui concerne la résistance au choc et la tolérance à l’eau et à la chaleur, tout en étant entièrement biodégradable).
- Rosabelle Chedid – C Green (société qui traite l’un des déchets les plus dangereux pour notre environnement au Liban. Il s’agit de la boue d'épuration qui est actuellement rejetée au hasard dans l’eau et le sol).
- Rouba Khoury – Pragma (logiciel de fintech proposant des solutions innovantes, avec de grandes flexibilités, permettant l’informatisation de processus et de workflows conditionnels pour les sociétés clientes dans le but de réduire leur temps d’opération).
- Marie-Elizabeth Ragi – VITALIP (rouge à lèvre qui procure aux femmes leurs besoins journaliers en vitamines B9, B12 et D)
- Elise Sfeir – Fill’nForm (plateforme qui remplit, enregistre et gère n’importe quelle formalité automatiquement en un clic).

 

Elles disposaient chacune de 5 minutes pour faire leur « pitch » devant le jury et le public, et tenter de convaincre de la pertinence de leurs projets.
 

À l’issue de cette présentation, les deux lauréates : Rosabelle Chedid et Rayanne Beayno ont été désignées par le jury composé cette année de Christine Francis (coach et mentor VIVITI), Zakie Karam (co-fondatrice et directrice DON Telecom), Stéphanie Hanna (fondatrice Essmak et lauréate FFE en 2015) et du représentant des partenaires Constantin Salameh (consultant exécutif en investissement Berytech). 
 


La subvention obtenue, s'élevant au total à 20 000 euros, soit 10 000 euros par lauréate, sera versée directement à Berytech afin de couvrir les frais liés à l’intégration des porteuses de projets et de leurs équipes dans l’incubateur de jeunes pousses et leur assurer un accompagnement adapté.
 

L’un des autres points forts de la cérémonie fut la discussion entre Émilie Sueur, rédactrice en chef de L’Orient-Le Jour, et son invitée Lise Yacoub, co-fondatrice de M.A.D. - Music.Arts.Design, au cours de laquelle cette dernière est revenue sur les défis de l'entrepreneuriat féminin en général, mais aussi et surtout sur sa carrière et sa propre expérience en tant qu'entrepreneure.
 

 M. Hervé Sabourin, directeur régional de l'AUF au Moyen-Orient souligne dans son mot d’accueil que « plus que jamais cette compétition, qui en est à sa 8ème édition cette année, symbolise et célèbre l’engagement des femmes dans le défi de l’innovation, de la création et de l’entrepreneuriat, l’engagement des femmes francophones et plus encore celui des femmes francophones libanaises, comme l’atteste la qualité des projets proposés, mais aussi leur capacité à répondre pleinement aux besoins de l’écosystème local ».

De son coté, Mme Joanna Baloglou – Responsable Communication Institutionnelle à la SGBL (partenaire stratégique) affirme que « La SGBL accompagne en permanence les entrepreneurs dans leurs projets d’investissement et de développement. Le projet Femme Francophone Entrepreneure, qui s’inscrit dans cette optique, est d’autant plus important pour nous puisqu’il s’agit de projets initiés exclusivement par des femmes ; ce qui nous permet, en tant que banque engagée à promouvoir la diversité, de soutenir les femmes dans leur capacité à créer, innover et contribuer au développement économique du pays ».
 

M. Michel Helou, directeur exécutif de L’Orient-Le Jour, confie que « c’est une véritable bouffée d’oxygène que de voir ces femmes nous raconter leurs projets et leurs ambitions. Il faut que les femmes libanaises soient un exemple pour toute une région en difficulté, et même au-delà. Et si ça peut se faire en français, c’est encore mieux ».
 

La représentante du recteur de l’USJ Mme Dolla Sarkis remarque de son côté que « le genre féminin au Liban souffre encore d’un déficit d’image pour ne pas dire absence dans beaucoup de domaines et notamment dans le monde de l’entreprise ».
 

Le président directeur général de Berytech M. Maroun Chammas exprime sa fierté du rôle actif de Berytech dans la compétition : « Cette édition de la FFE nous propulse dans la 4ème révolution industrielle, grâce à nos finalistes qui aujourd’hui innovent dans la cleantech, la fintech, dans la logistique et dans la santé ».
 

Quant à la ministre Safadi, elle confirme que « cette compétition s’inscrit naturellement dans la façon dont je conçois mon rôle et la mission qui m’est confiée. Mais je dois dire que je l’exécute, dans ce cas précis, avec beaucoup d’enthousiasme, tant je suis convaincue que l’implication de la femme dans le monde du travail et en particulier dans l’entreprenariat marque une nette évolution en matière d’égalité des droits entre l’homme et la femme, tout en donnant un nouvel élan à l’économie du pays ».
 

 

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