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Série Belgitude / Episode 3 : « J’ai visité un kot tantôt fieu »

Cette série met en lumière l’importance, pour bien s’insérer dans la société belge, de maîtriser quelques-unes de ses spécificités linguistiques. Le riche lexique belge est l’occasion de faire de nombreuses découvertes, dont les origines proviennent souvent des anciens dialectes wallons et bruxellois, mais aussi du flamand. Expressions souvent réunies sous le terme de « belgicismes ». Pour passer inaperçu en toute belgitude.

Montage série d'articles belgitudeMontage série d'articles belgitude
Écrit par Nicolò Tissier
Publié le 12 mai 2026, mis à jour le 13 mai 2026

Pour ce troisième épisode de notre série Belgitude, des expressions plus familières largement intégrées dans le langage courant. Certaines datent mais sont toujours très utilisées, notamment parmi les jeunes .

Tantôt 

« Tantôt » fut un grand classique du vieux parlé français, mais il est toujours très utilisé en Belgique, au point d’être devenu une de ses spécificités linguistiques. Signifiant « à tout à l’heure », il est utilisé à toutes les sauces, aussi bien pour décrire des événements du passé proche que dans le futur proche. Exemples : « j’ai fait ça tantôt » (« je l’ai fait avant »), ou « on verra tantôt » (« on verra après »).

 

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Kot / Koter

Mot typiquement belge, le « kot » désigne spécifiquement une chambre d’étudiant ou une colocation étudiante. Absolument tous les étudiants du pays l’utilisent, car la plupart vivent dans des « kots ». Le terme est même usé comme un verbe, « koter ». Son origine est flamande, car « kot » désignait à l’origine une sorte de « débarras » ou de « cage à poules ». Et c’est ainsi que les bruxellois se sont progressivement mis à nommer les étroites chambres étudiantes, non sans humour. Aujourd’hui, le terme s’est largement étendue à l’ensemble du pays, et remplace dans les faits le terme « coloc ».

Fieu

Il s’agit là aussi d’une expression héritée du vieux français, mais toujours fortement d’actualité de nos jours, au point d’être réappropriée par les jeunes générations. Incontournable, que ce soit à Bruxelles ou en Wallonie, c’est en quelque sorte le porte-étendard de l’argot belge. Sa signification est liée au wallo-picard dans lequel « fieu » signifie « fils » ou « fiston ». Dans les faits il remplace, en Belgique et par rapport à la France, les mots « mec » ou « gars ». Un surnom amical souvent affectueux, comme lorsque l’on appelle un ami « mon fieu ».

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