La Belgitude, le top du lexique et des expressions belgo-belges. Cette série met en lumière l’importance, pour bien s’insérer dans la société belge, de maîtriser quelques-unes de ses spécificités linguistiques. Le riche lexique belge est l’occasion de faire de nombreuses découvertes, dont les origines proviennent souvent des anciens dialectes wallons et bruxellois, mais aussi du flamand. Expressions souvent réunies sous le terme de « belgicismes ». Pour passer inaperçu en toute belgitude (terme pour exprimer l’identité belge).


Pour ce premier épisode de la série, nous commençons avec les « classiques », la base de la base des expressions belges à maîtriser.
Les incontournables qu’on ne présente plus : septante et nonante
Il faut bien les considérer pour ce qu’ils sont : un important symbole. Vous les connaissez forcément, mais un mot sur l’importance de les adopter comme un réflexe et d’évincer rapidement les compliqués soixante-dix et quatre-vingt-dix. Utiliser ces derniers dans des milieux professionnels ou académiques risque de potentiellement vexer votre interlocuteur, tant septante et nonante font partie du langage courant mais aussi institutionnel.
https://lepetitjournal.com/belgique/edito-lancement-petit-journal-belgique
S’il-vous-plaît, la surprise du contexte
L’utilisation du « s’il-te/vous-plaît » à la belge peut en effet surprendre au premier abord, car il prend la place du « de rien » ou du « pas de quoi ». C’est pourquoi il est souvent utilisé par quelqu’un qu’un qui vous rends un service, par exemple un serveur vous apportant votre repas, et qui dit « s’il-vous-plaît » pour exprimer « je vous en prie ». À noter la version flamande « alsjeblieft », aussi utilisée dans ce contexte spécifique par les belges néerlandophones.
Tu sais faire ça ?
Ne pas savoir faire quelque chose, en Belgique, ne signifie pas en être incapable, dans le sens de ne pas savoir comment faire. Cela indique en réalité l’impossibilité d’exécuter, à ce moment précis, telle ou telle tâche. D’en être empêché. Et inversement lorsque qu'on "sait le faire". Bien connaître la signification de cette expression peut éviter quelques situations gênantes. Comme l’anecdote d’un ami qui, fraîchement installé à Bruxelles, avait mal pris cette question de son colocataire : « tu sais sortir les poubelles ? ». Au lieu de se vexer en répondant que bien sûr qu’il sait le faire, il fallait comprendre en réalité « est-ce-que tu peux sortir les poubelles ? » (ce à quoi on répond généralement « pas de soucis », mais à chacun de voir).
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