PMA: L'Espagne est une référence mondiale en matière de tourisme reproductif premium

Par lepetitjournal.com Madrid | Publié le 14/11/2022 à 12:00 | Mis à jour le 15/11/2022 à 08:42
Photo : Clay Banks-unsplash
une femme enceinte

Le "tourisme de santé" est un service de plus en plus demandé dans le monde entier et l'Espagne présente les conditions idéales en raison du nombre de traitements et des taux de réussite élevés.

 

 

Selon les données de la Société Espagnole de Fertilité (SEF), près de 13.000 femmes originaires d'autres pays ont suivi un traitement de fertilité en Espagne, ce qui place ce pays à l'avant-garde du tourisme reproductif. Actuellement, les traitements de fertilité et de reproduction assistée sont les services les plus populaires parmi les touristes de santé de France, du Royaume-Uni, d'Italie et du Portugal.

Les Françaises, 40% des femmes étrangères

Mais ce sont de loin les Françaises qui occupent la première place. Elles représentaient près de 40% des femmes étrangères ayant eu recours à un traitement de Procréation Médicalement Assistée dans une clinique espagnole, selon Société européenne d'embryologie et de reproduction humaine (ESHRE en anglais). Et la nouvelle loi sur la PMA votée en France l'an passé ne devrait rien changer.

Pourquoi l'Espagne?

L'une des principales raisons pour lesquelles l'Espagne est une destination si prisée par les femmes d'autres pays européens réside dans la législation. En effet, plus de la moitié des pays européens interdisent les traitements de procréation assistée (RA) pour les couples et près d'un tiers d'entre eux n'incluent pas la monoparentalité.

L’Espagne a incontestablement plusieurs longueurs d’avance grâce à un cadre législatif en vigueur depuis 1988 et qui reste l’un des plus permissifs et ouverts d’Europe.

L'Espagne est une référence internationale dans le domaine de la reproduction assistée, non seulement en raison du nombre de traitements et des taux de réussite élevés, qui sont contrôlés et certifiés par un organisme officiel et indépendant, la SEF (Société espagnole de fertilité), mais du prestige de ses spécialistes. Le pays est d'ailleurs leader dans d'autres domaines importants tels que la recherche et l'enseignement. Il faut dire que l’Espagne a incontestablement plusieurs longueurs d’avance grâce à un cadre législatif en vigueur depuis 1988 et qui reste l’un des plus permissifs et ouverts d’Europe.

Ovodonation et ROPA

Les demandes des couples ou des femmes seules qui viennent en Espagne pour suivre un traitement de fertilité varient en fonction de leur pays d'origine. Les Français viennent principalement pour des traitements de don d'ovules, c'est-à-dire des fécondations in vitro dans lesquelles l'ovule est fourni par une femme beaucoup plus jeune et en meilleure santé. En France, la liste d'attente pour le traitement par don d'ovules est très longue, même dans les cliniques privées, car il y a une pénurie de donneuses. En revanche, en Espagne, le délai d’attente pour un don d’ovocyte avoisine les 3 mois maximum, les donneuses d’ovocytes étant nombreuses. Le pays est d’ailleurs connu pour sa culture du don d’organe et de sang.

 

Par ailleurs, les traitements également très demandés par les femmes françaises sont la monoparentalité ou le ROPA. La ROPA ou maternité partagée consiste à ce que l'une des femmes du couple fournisse l'ovule qui, après avoir été fécondé par le sperme d'un donneur, est transféré à la partenaire. C'est une façon de partager la maternité.

La télémédecine permet moins de voyages

En ce qui concerne les questions logistiques, lorsqu'il s'agit de femmes qui doivent se déplacer depuis un autre pays, de nombreuses cliniques espagnoles offrent la possibilité de réaliser le traitement à distance, grâce à un service de télémédecine qui facilite grandement les choses. Les patients peuvent assister virtuellement aux consultations avec leur médecin, faire les tests nécessaires dans leur propre ville et les envoyer via différentes plateformes. 

En Espagne, le délai d’attente pour un don d’ovocyte avoisine les 3 mois maximum, les donneuses d’ovocytes étant nombreuses.

Avec ces traitements à distance, le patient ne doit se rendre à la clinique que pour les visites strictement nécessaires, ce qui réduit considérablement les coûts et le temps de déplacement. Par exemple, dans le cadre d'un traitement par FIV, la patiente ne doit se rendre que deux fois à la clinique, alors que si elle devait s'y rendre en personne, elle aurait besoin de huit visites. Dans le cas du traitement par don d'ovocytes, une seule visite est nécessaire et l'on évite 5 visites pour la préparation de l'endomètre.

 

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