

Marche àpied, kayak, escalade : tout sport comporte ses risques. Mais ceux-ci sont multipliés lorsque les activités sont pratiquées en montagne. Cet été, le ministère de la Jeunesse et des Sports lance une campagne de prévention contre les dangers liés àcet environnement particulier
Pendant l'été2004, plus de 2.000 personnes ont du être secourues en montagne. Ici, exercice de sauvetage par la SécuritéCivile Française. (Photo : AFP)
"Pour qu'en été la montagne reste un plaisir", c'est le slogan que le ministère de la Jeunesse et des Sports a choisi pour sa campagne de prévention cet été, contre les risques en montagne. Il faut savoir que les Français sont environ 15% àchoisir cette destination pour leurs vacances en juillet et août. Et ce chiffre augmente, sans doute influencépar le dynamisme du secteur des loisirs en pleine nature. En plus des traditionnelles randonnées, sorties en kayak, rafting, pêche, équitation et escalade, de nouvelles activités voient sans cesse le jour, tel l'hydrospeed.
Les pratiques changent également. Les Français privilégient de plus en plus les courts séjours aux longues semaines de vacances. Ce changement d'approche n'est pas sans conséquence sur l'augmentation des risques en montagne. Aujourd'hui, on cherche àaller plus vite, les promenades en VTT supplantent la marche àpied, le canyonisme éclipse l'alpinisme et les randonneurs occasionnels ont tendance ànégliger la préparation physique nécessaire avant toute marche en montagne.
L'année dernière, sur les 2.295 interventions de secours recensées par le Système National d'Observation des Secours en Montagne (SNOSM), 54% concernaient des personnes qui pratiquaient la randonnée pédestre, 16% l'alpinisme, 10% le VTT, et 9% le parapente.
A milieux différents, risques différents
Si la montagne séduit par ses paysages, son isolement, et ses richesses naturelles, elle demeure un environnement hostile, potentiellement dangereux pour qui n'a pas conscience de quelques données élémentaires. La pente, tout d'abord. Cela semble évident, mais elle augmente le risque et la gravitédes chutes, auxquelles s'ajoutent les avalanches et autres éboulements rocailleux. Les conditions atmosphériques ensuite. La météo est particulièrement instable en altitude, et plus on grimpe, plus l'oxygène se fait rare et l'air déshydraté.
Tous les vacanciers ne sont pas égaux devant ces conditions. L'âge, l'expérience et la condition physique rendent certains plus sensibles que d'autres. Avant de partir sur les hauteurs, donc une petite préparation théorique s'impose !
Alexandra DESLOU. (LPJ) 19 juillet 2005
Renseignements
Dans les offices de tourisme et syndicats d'initiative, les postes de gendarmerie de haute-montagne, les bureaux des guides et accompagnateurs en montagne, les fédérations sportives, et Météo-France pour le temps.
Et aussi
Sur le site du ministère de la Jeunesse et des Sports
Sur le site du ministère de l'Intérieur







