

Un mois après la fin du conflit israélo-libanais, l'Espagne envoie plus de 550 militaires au Liban. Un contingent de 490 membres de l'infanterie de marine et de 76 soldats de l'armée de terre ont débarqué vendredi, sur une plage de Tyr, au sud du pays. Cette arrivée porte à environ 4.400 le nombre de soldats de la force internationale des nations unies au Liban (Finul).
Les casques bleus viennent panser les plaies de ce pays meurtri par la guerre, et aider l'armée libanaise à recouvrir une certaine autorité. Selon le général Felix Sanz Roldan, chef d'Etat-major de l'armée, d'autres soldats devraient venir renforcer le contingent espagnol d'ici la fin du mois de septembre, pour cette opération baptisée "Libre Hidalgo".
Equation israélienne
Le nombre de casques bleus espagnols présents au Liban devrait atteindre les 1.100 et devenir ainsi le troisième plus gros bataillon de la Finul, après l'Italie et la France. Si les effectifs de la force onusienne s'élèvent à plus de 5.000 hommes, l'armée israélienne devrait, comme promis, se retirer définitivement du sud Liban, qu'elle occupe depuis le 12 juillet, date de l'enlèvement de deux soldats israéliens par le Hezbollah.
Depuis 1999, l'Espagne a envoyé plus de 40.000 soldats en missions de paix, d'observation, ou pour des causes humanitaires. Actuellement, l'armée espagnole est déployée dans plusieurs zones sensibles, notamment en Afghanistan, en République démocratique du Congo, au Kosovo, en Mauritanie.
Gaëlle PIALOT. (www.lepetitjournal.com ? Barcelone) 18 septembre 2006)







