Édition internationale

IMMIGRATION - L’eldorado espagnol : un cimetière africain

Écrit par Lepetitjournal Barcelone
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018

Depuis deux mois, environ 3.000 immigrants ont tentéde traverser l'Atlantique, de façon très précaire, pour atteindre les îles Canaries. Selon les estimations des corps de sécuritémauritaniens, 200 d'entre eux ont laisséleur vie lors de la traversée

En deux mois, les îles Canaries ont vu débarquer plus de 3.000 immigrants provenant pour la plupart de Mauritanie. Selon les estimations des corps de sécuritémauritaniens, 200 d'entre eux n'auraient pas survécu àla traversée. Ce drame humain a étépointédu doigt en Espagne, récemment, par une note interne de la garde civile intitulée "Décès en masse d'immigrants". Selon ce document, les clandestins africains entassés àplus de quarante dans des barques renommées "cayucos"seraient souvent victimes de pannes de moteur ou de grosses vagues en pleine mer, qui leur coûteraient la vie. On estime en effet que 40% des embarcations légères font naufrage avant d'avoir parcouru les 700 kilomètres qui séparent Nouadhibou de Ténérife. La deuxième ville de Mauritanie est désormais considérée comme une porte ouverte sur l'Europe.
L'Espagne réagit
Face àcette avalanche humaine, le gouvernement espagnol a décidéde saisir le Conseil européen, estimant que le problème d'immigration n'est pas seulement espagnol mais egalement européen. L'Espagne a parallèlement décidéde réactiver avec la Mauritanie un accord bilatéral - signéen 2003 - de rapatriement des clandestins, avec la mise en place d'un dispositif commun de dissuasion de l'immigration clandestine. D'autre part, la vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega a récemment annoncéque son pays allait rapatrier "immédiatement"170 immigrants clandestins maliens, sénégalais et mauritaniens. Ces prochaines mesures gouvernementales prévoient le renforcement des frontières, la mise en place de patrouilles conjointes mauritano-espagnoles et l'installation de centres d'accueil gérés par des ONG. Des lieux “oùles immigrants devraient être traités dignement”comme l'a préciséle gouvernement espagnol.
Félicie BADIN. (LPJ ) 27 mars 2006

Lire aussi :
Le Figaro
Le Nouvel Observateur


lepetitjournal.com barcelone espagne
Publié le 27 mars 2006, mis à jour le 9 janvier 2018
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.