Après Barcelone, Extia va se développer dans toute l'Espagne premium

Par Francis Mateo | Publié le 31/10/2022 à 11:00 | Mis à jour le 02/11/2022 à 10:26
Photo : 1.600 m² de bureaux dans un espace très chaleureux du quartier de bord de mer de Poblenou à Barcelone /DR
inauguration des bureaux extia à barcelone

Trois ans après l'ouverture de sa filiale à Barcelone, la société française de conseil (spécialisée dans les métiers de l’IT et du digital) fête ce développement international dans ses locaux flambants neufs. Interview de Jérémie Benhamou, directeur Espagne d'Extia.

 

Comment s'est déroulée votre implantation en Espagne?

Jérémie Benhamou: J'ai créé notre filiale espagnole il y a trois ans maintenant, en juillet 2019 pour être précis, mais la pandémie a évidemment stoppé notre phase de lancement au moment où nous démarrions réellement. C'est pourquoi nous avons attendu pour célébrer ce développement, en fêtant aujourd'hui un triple événement: les trois ans de notre arrivée en Espagne, l'inauguration des nouveaux bureaux de 1.600 m² dans un lieu très chaleureux, et la fin de la pandémie! Même si cette dernière est déjà loin derrière, puisque dès la sortie du premier confinement, nous avons commencé à asseoir l'activité en faisant le pari du "remote by Extia", c'est-à-dire en travaillant depuis Barcelone pour la France, avant de décoller ensuite sur le marché espagnol proprement dit.

Barcelone, c'est à la fois la "start-up nation" et le "easy-going" dans une même ville !

Qu'est-ce qui a justifié cette implantation en Espagne?

C'est une envie personnelle qui a trouvé un écho dans la stratégie de développement de notre groupe, créé par Arnaud Frey à partir d'une idée simple: mieux vaut s’entourer des meilleurs collaborateurs et encourager le débat permanent au sein de son entreprise que de partir d’une stratégie bien définie pour ensuite recruter des personnes qui la déclinent. En mettant donc l'humain au cœur de l'activité. C'est le succès et le développement de la société en France qui a justifié ensuite la croissance internationale, et en particulier en Espagne, où nous sommes aujourd'hui 70 "Extiens", et bientôt plus d'une centaine, car les objectifs de croissance sont ambitieux.

Je m'intéresse beaucoup à Malaga et Valencia, mais également à Ibiza, où Extia pourrait être présent dans les prochaines années

Pourquoi le choix de Barcelone?

Il s'agissait de choisir au départ entre Madrid et Barcelone, et la décision s'est finalement jouée sur des détails comme la douceur de vivre ou l'attractivité, notamment pour les Français, avec la plage et cette notion de "beach office" qui est très séduisante. La proximité avec la France et la francophilie ont aussi été des atouts en faveur de Barcelone, en plus des facteurs positifs de "ville tech" et d'ouverture d'esprit. Barcelone, c'est à la fois la "start-up nation" et le "easy-going" dans une même ville !

La péninsule Ibérique devrait devenir une rampe de lancement pour initier l'activité en Amérique du Sud

Quels sont les liens avec la chambre de commerce française de Barcelone?

Les relations sont excellentes, en particulier avec le directeur de la CCI Christian Marion. La chambre de commerce française de Barcelone participe de ce tissu d'entrepreneurs français très dense, avec une réelle et sincère volonté d'entraide. La CCI a été notamment précieuse lors de la phase de lancement. C'est d'ailleurs pourquoi nous avons voulu l'associer comme partenaire lors de notre célébration du 20 octobre dernier, dans le cadre d'une table ronde sur les problématiques et les changements profonds des conditions de travail. Car nous menons aujourd'hui conjointement ces réflexions avec la chambre de commerce française de Barcelone et toutes les entreprises qui y sont affiliées.

Quels sont vos projets de développement en Espagne?

Nous avons déjà des bureaux à Madrid où nous allons développer l'activité avant de conquérir le reste de l'Espagne. Je m'intéresse beaucoup à Malaga et Valencia, mais également à Ibiza, où Extia pourrait être présent dans les prochaines années. Et à plus long terme, la péninsule Ibérique devrait devenir une rampe de lancement pour initier l'activité en Amérique du Sud. Mais on se donnera le temps nécessaire, car il est important d'abord de bien s'imprégner et comprendre la complexité du marché espagnol pour bien assimiler la culture du pays. Dans tous les cas, nous n'avons pas vocation à nous développer dans un pays où nous ne sommes pas présents et dont nous ne maîtrisons pas l'écosystème. Nous ne sommes pas pressés, mais nous sommes volontaires.

francis mateo

Francis Mateo

Journaliste spécialisé en économie et tourisme, correspondant pour lepetitjournal.com en Catalogne, Francis Mateo est également directeur des éditions Barnanews.com (Barcelone).
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