La Thaïlande a affirmé mardi 4 juin qu'elle était incapable de trouver un autre pays susceptible d'accueillir les quelque 2.000 réfugiés rohingyas, cantonnés dans des camps sur son sol depuis plusieurs mois.
“Il n'y a pas de troisième pays prêt à les accepter”, a déclaré à l'AFP Manasvi Srisodapol, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Les pays consultés par la Thaïlande “sont inquiets car s'ils reçoivent un groupe de Rohingyas, des dizaines ou des centaines de milliers suivront”, a ajouté le porte-parole. Dans le royaume, les réfugiés de cette communauté apatride sont parqués dans des camps depuis plusieurs mois, et vivent dans des conditions précaires, régulièrement dénoncées par les associations de défense des droits de l'Homme. Manasvi a dit que le gouvernement était conscient de cette situation, et essayait de l'améliorer.
Les Rohingyas fuient les violences ethniques dont ils sont victimes en Birmanie depuis plusieurs mois. A bord d'embarcations vétustes, ils tentent de rejoindre la Malaisie. Beaucoup échouent toutefois en Thaïlande. Dans le royaume, ils se retrouvent souvent enfermés dans des camps, où ils peuvent rester six mois au maximum. Certains, encore plus malchanceux, sont enrôlés de force dans l'industrie de la pêche notamment. Un porte-parole de l'UNHCR a déclaré à l'AFP que “l'idéal serait que les violences cessent dans l'État Rakhine, et que les Rohingyas puissent y retourner“. Il a ajouté que cette solution ne pourra pas être effective à court terme.
LB avec AFP (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) jeudi 6 juin 2013
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