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MEURTRE A KOH TAO – La Grande-Bretagne exprime ses inquiétudes vis-à-vis de l’enquête

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec AFP | Publié le 13/10/2014 à 22:00 | Mis à jour le 17/08/2020 à 04:07

Le gouvernement britannique a enjoint lundi le chargée d'Affaires de l'ambassade de Thaïlande à Londres d'apporter des éclaircissements sur le "sujet de grande préoccupation" que constitue pour les Britanniques l'enquête sur le meurtre le 15 septembre de deux de leurs concitoyens, David Miller, 24 ans, et Hannah Witheridge, 23 ans, sur l'ile de Koh Tao

La police thaïlandaise a inculpé la semaine dernière deux travailleurs sans papiers birmans pour ce double crime qui comprend également le viol de la jeune femme.
Le secrétaire d'État britannique aux affaires étrangères, Hugo Swire, a pris contact avec le chargée d'affaires Nadhavathna Krishnamra et a "insisté sur le fait que la façon dont l'enquête avait été menée par les autorités thaïlandaises était un sujet de grande préoccupation au Royaume Uni", a fait savoir le Foreign Office dans un communiqué.
Hugo Swire "a déclaré qu'il était crucial que l'enquête soit menée de manière juste et transparente," poursuit le communiqué.

Il a également noté "ses préoccupations sur la façon dont la police thaïlandaise a collaboré avec la presse sur l'affaire, et a rappelé que la police du Royaume Uni était prête à apporter son aide dans l'enquête et dans la procédure légale qui s'ensuit", lit le communiqué.
Swire a souligné le besoin pour le gouvernement britannique et pour les familles de recevoir des compléments réguliers d'information sur les progrès de l'enquête.

L'arrestation le 2 octobre des deux jeunes birmans sans papier, Win et Zaw, avait rapidement suscité des doutes au sein de l'opinion, des organisations de défense des droits de l'homme et aussi des autorités birmanes qui ont envoyé des avocats auprès des accusés. Win et Zaw leur ont dit qu'ils avaient avoué sous la torture, confirmant des témoignages d'autres Birmans appréhendés dans le cadre de cette enquête disant que la police avait eu recours à la torture pour extorquer des aveux.

Les avocats ont demandé la semaine dernière à la Commission nationale (thaïlandaise) des droits de l'homme et à l'ambassade de Birmanie de solliciter auprès de la police britannique une contre-expertise basée sur les tests ADN.

Jeudi, le président birman a demandé une enquête "propre et juste" au Premier ministre thaïlandais Prayuth Chan-O-Cha à l'occasion d'une visite officielle de ce dernier en Birmanie.

Le magazine Time titrait vendredi  “The Investigation Into Thailand's Backpacker Slayings Is Officially a Farce” (L'enquête sur le meurtre des routards en Thaïlande est officiellement une farce), rappelant les points de fragilité de l'affaire.

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