Le climat politique inquiète les milieux d’affaires

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 05/11/2013 à 23:00 | Mis à jour le 14/08/2019 à 02:39

Les manifestations battent leur plein à Bangkok cette semaine dans l'attente de l'examen lundi, par le Sénat, du projet de loi controversé d'amnistie. Les milieux d'affaires, qui n'apprécient jamais les turbulences politiques, on fait savoir leurs craintes ces derniers jours.

Mayuree Chowvikran, stratège d'affaires pour la banque Maybank, estime dans les colonnes du Wall Street Journal que "le forcing du gouvernement sur le projet de loi fait courir un risque de renforcement de la grogne populaire avec des manifestations plus nombreuses et plus dures". Elle craint que le marché boursier thaïlandais se déprécie et soit jugé "à risque" par les investisseurs.

Thapana Sirivadhanabhakdi, le Pdg de Thaï Beverage, estime dans le Bangkok Post que la violence pourrait coûter beaucoup d'opportunités au pays car de nombreux investisseurs américains ou européens risquent de rediriger leurs investissements vers d'autres pays asiatiques comme l'Inde ou le Vietnam.

La Fédération des Industries Thaïlandaises (FTI) à pour sa part demandé aux manifestants de ne pas bloquer les routes pour ne pas paralyser les transporteurs. Le président de la FTI, Payungsak Chartsutipol, a fait savoir, dans une petite pique acide que "les milieux d'affaires ne voulaient pas faire de politique mais souhaitaient simplement un gouvernement non corrompu".

Selon une note de Tisco, la première banque d'investissement du pays, le tourisme risque d'être durement touché si les manifestations se poursuivent.

Le gouverneur de la Banque centrale de Thaïlande (BCT), Prasarn Trairatvorakul, se veut quant à lui rassurant. Il affirmait au Bangkok Post que la BCT a préparé "tous les outils financiers nécessaires pour éviter que l'économie ne soit pas affectée par les tensions politiques". Il relativise également l'inquiétude supposée des investisseurs étrangers. "Ils sont intelligents et sauront faire la part des choses dans leurs décisions", a-t-il ajouté.

F.P. jeudi 7 novembre 2013

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