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Le Bansky thaïlandais ne reculera pas!

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec Reuters | Publié le 03/08/2020 à 00:00 | Mis à jour le 03/08/2020 à 04:47
Photo : REUTERS / Chalinee Thirasupa - Des peintures du graffeur Headache Stencil étaient exposées le 31 juillet au Club des correspondants étrangers de Thaïlande (FCCT) à Bangkok.
Headache-Stencil-Bansky-Thailandais

L'artiste politique thaïlandais qui se fait appeler "Headache Stencil" préfère cacher sa véritable identité, mais il est quasiment certain que les autorités savent où le trouver.

Peu après l'une de ses dernières projections publiques le 24 juin, il a remarqué plusieurs hommes qui rôdaient autour de son appartement. Selon lui, les responsables de la sécurité du bâtiment lui auraient dit que les hommes s'étaient présentés comme des policiers en civil.

"Désormais, quand je quitte la maison la nuit, je dois regarder derrière moi plutôt deux fois qu'une", a-t-il déclaré vendredi soir, lors d'une exposition au Club des Correspondants Etrangers de Thaïlande (FCCT), dans un contexte de grogne populaire illustré par des manifestations étudiantes appelant à la démission du Premier ministre thaïlandais Prayuth Chan-O-Cha.

Comme à chacune de ses apparitions publiques, l'artiste s'est couvert le visage avec un masque. Entre son anonymat et la nature politique de son œuvre, certains n’hésitent pas à l'appeler "Le Banksy thaïlandais" du nom du célèbre graffeur britannique.

Lorsqu'on lui a demandé si la police surveillait l'artiste ou connaissait son identité, Krisana Pattanacharoen, un porte-parole adjoint de la police, a répondu: "Je ne le connais pas du tout".

Headache Stencil tire son nom du fait que l’essentiel de son œuvre est pulvérisée sur les murs à l'aide de pochoirs et du fait qu'elle vise entre autres à causer des maux de tête à Prayuth Chan-O-Cha, qui est arrivé au pouvoir lors d'un coup d'État militaire en 2014.

"J'ai commencé 3 jours après le coup d'État", a-t-il déclaré en parlant de son art, ajoutant qu'avant cela il avait un emploi de bureau.

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