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La Thaïlande choquée par la mort mystérieuse d'un élève officier

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec AFP | Publié le 26/11/2017 à 03:53 | Mis à jour le 26/11/2017 à 03:58

L'armée thaïlandaise au pouvoir dans le pays était sous pression après la mort en octobre dans des circonstances mystérieuses d'un élève officier, dont le cadavre a été rendu à ses parents avec plusieurs organes manquants.

Âgé de 18 ans, Phakhapong Tanyakan est décédé mi-octobre d'une crise cardiaque d'après l'armée, souvent pointée du doigt pour les traitements humiliants réservés aux jeunes recrues.

Suspicieuse, la famille de Phakhapong Tanyakanpar, qui avait évoqué des brutalités quelques temps auparavant, a procédé à une deuxième autopsie du corps. Un examen qui a révélé des côtes cassées mais aussi qu'il manquait le cerveau, le cœur et l'estomac, provoquant un scandale dans le pays.

Après ces révélations, l'armée, qui a indiqué avoir retiré les organes pour l'autopsie, a annoncé vendredi que quatre officiers avaient été mutés.

Choquées, plus de 30.000 personnes ont signé une pétition en ligne appelant à une enquête indépendante sur les officiers de l'école et leur démission. Mais demandant aussi l'abolition des châtiments corporels.

"Pour permettre de gérer le malaise de tous, l'armée a décidé de transférer les officiers impliqués dans cette affaire afin qu'ils n'interfèrent pas", a expliqué à l'AFP le général Sansern Kaewkumnerd, le porte-parole de la junte.

Il a ajouté que le chef de la junte Prayuth Chan-O-Cha était "profondément désolé" par la nouvelle de la mort et avait ordonné une enquête spéciale.

D'après la famille de Pakapong, ce dernier avait à plusieurs reprises évoqué les traitements inhumains qu'il subissait à l'école. Il avait notamment raconté s'être évanoui en août à cause d'une punition.

L'armée thaïlandaise, qui dirige le pays depuis un coup d'Etat en mai 2014, organise chaque année une grande journée de conscription lors de laquelle quelque 100.000 d'hommes rejoignent les forces armées.

S'adressant à la presse plus tôt cette semaine, le numéro deux de la junte, Prawit Wongsuan, a défendu les traditions de bizutage de l'armée, affirmant qu'il avait lui-même traversé l'épreuve "sans y laisser sa vie".

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