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BANGKOK BUSINESS ANGEL – Mettre les jeunes projets sur la bonne voie puis les propulser

Par Lepetitjournal Bangkok | Publié le 10/11/2015 à 23:00 | Mis à jour le 08/02/2018 à 14:02

A l’heure où les tenants de la francophonie parlent de l’importance d’aménager au sein de l’espace francophone des "boulevards économiques", un nouvel acteur des milieux d’affaires francophones de Bangkok vient de faire son apparition, Bangkok Business Angel, ou BBA. Ce club d’entrepreneurs et d’investisseurs fait se rencontrer financiers et porteurs de projets, tout en guidant ces derniers. L’un des membres, Marc Hagelauer nous en dit davantage

Bangkok Business Angel, club d’entrepreneurs et investisseurs basés à Bangkok, est né en mai dernier de la rencontre entre un membre de France Angel établi une partie du temps en Thaïlande, et un chef d’entreprise français résident bangkokois de longue date et féru du monde associatif. Le club, qui se nomme aussi BBA, se donne pour mission de favoriser l’éclosion et le développement  de projets prometteurs en permettant aux porteurs de projets de trouver des investisseurs et/ou des conseils pour favoriser leur réussite.

Parmi la trentaine de membres que compte BBA à ce jour, Marc Hagelauer est l’un des personnages qui illustre le mieux ce que peut apporter une telle organisation dans le paysage des affaires de la capitale thaïlandaise.

Résident à Bangkok depuis plus de 20 ans, il est le fondateur de la société Food by Phone, enseigne connue pour livrer à domicile les plats de plusieurs dizaines de restaurants, qu’il a récemment vendue au géant Food Panda après 17 ans de fort développement.

En parallèle, Marc Hagelauer a investi dans des entreprises telles que Smash Club, Asia Media Studio, ou encore Smart Soft Asia.

Il a tour à tour été en Thaïlande employé, entrepreneur et investisseur. Une expérience et des moyens financiers qu’il entend, comme d’autres membres du club BBA, mettre à contribution pour permettre le développement de jeunes projets, tout en faisant des affaires bien sûr.

Lepetitjournal.com l’a rencontré pour en savoir davantage sur le fonctionnement de ce nouvel instrument des milieux d’affaires francophones de Thaïlande.

LEPETITJOURNAL.COM - Pouvez-vous nous décrire rapidement le fonctionnement de BBA ?
MARC HAGELAUER - BBA est un club d’entrepreneurs et d’investisseurs Francophones constitué dans le but de mieux se connaître, de partager, de développer nos réseaux professionnels, et d’apporter notre expérience et notre participation financière à tout porteur de projet intéressant. Sans oublier la nécessité de passer de bons moments ensemble.
BBA est constitué de plusieurs comités, finance, communication, relations publiques, sélection de projets.
Chaque membre est le bienvenu sur chaque comité. Etant moi-même sur le comité de sélection, nous recevons les porteurs de projets qui présentent un pitch qui est ensuite soumis aux autres membres.

Un mot sur les membres, qui sont-ils, que viennent-ils chercher, qu’est ce qui les caractérise selon vous?
BBA compte parmi  ses membres, des entrepreneurs qui ne sont pas obligatoirement investisseur et des investisseurs qui ne sont pas obligatoirement  entrepreneur, mais aussi quelques membres qui ne sont ni l’un ni l’autre. Certains sont disposés à apporter du temps, de l’expérience, motivé par l’idée d’aider, d’autres avec ou sans expérience du monde de l’entreprise sont disposés à apporter du financement, c’est cette diversité qui constitue la richesse du Club.

Lorsqu’un projet est retenu, comment cela se passe-t-il ? Et s’il ne l’est pas ?
BBA en tant que club n’investit pas dans les projets. Si l’un ou plusieurs des membres sont intéressés, ils entrent directement en contact avec le porteur du projet et établissent les modalités de leur partenariat. L’aide n’est pas exclusivement financière car la plupart des membres ont également une importante expérience professionnelle à partager.

Quels sont les aspects auxquels il faut être le plus attentif lorsque l’on présente un dossier d’appel à financement ?
Il faut un résumé du projet clair comprenant des détails sur l’équipe dirigeante, le modèle économique, le marché, la concurrence, l’état du projet et les horizons de sortie.

Qu’est-ce qui a fait le plus souvent défaut dans la dizaine de dossiers que le comité sélection a examinés jusqu’ici ?
Nous regardons de près les compétences des équipes dirigeantes proposées et les chiffres annoncés dans le business plan. Les projets rejetés avaient soit des défauts de compétences où annonçaient des chiffres fantaisistes.

De votre expérience, qu’est-ce qui est le plus difficile, ou du moins quelles sont les principales contraintes, lorsque l’on créé une entreprise ?
Trouver de l’argent n’est pas forcément le plus difficile, mais c’est de trouver les bonnes équipes et les bons associés. Et en définitive, le fait de s’associer est déjà contraignant par nature car le porteur initial du projet se trouve obligé de composer avec son ou ses associés.

Quel manque BBA vient-il combler ?
Cela n’existait pas, on n’est pas en concurrence avec la chambre de commerce qui apporte des informations mais aucunes possibilités d’investissement. On est donc dans la continuité de la CCFT.

Quelle est la vocation de BBA au-delà du simple fait de capter des projets porteurs pour des investisseurs?
L’intérêt pour les membres est  d’être aux premières loges de la création d’entreprise et de l’investissement Francophone en Thaïlande.

BBA organise une réunion mensuelle qui permet de faire le point sur les nouveaux projets et présenter les nouveaux membres. C’est un endroit de convivialité qui permet de partager des idées avec également des présentations d’entreprises locales. BBA est toujours intéressé par de nouveaux projets et le recrutement de nouveaux membres. Pour plus d’information envoyez un mail à club@bangkokbusinessangels.com

Lire aussi notre interview du 23 septembre 2010 Marc Hagelauer, Directeur général de Food by Phone et initiateur du Smash Club
Propos recueillis par Pierre QUEFFELEC () jeudi 12 novembre 2015
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