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Haro sur les prix prohibitifs de certains hôpitaux privés de Thaïlande

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 31/05/2019 à 00:00 | Mis à jour le 31/05/2019 à 03:27
Photo : Marco Verch FlickR https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/
Medicament-Thailande-Hopital

Face à l’avalanche de plaintes de patients dénonçant une tarification opaque et excessive de la part de certains hôpitaux privés thaïlandais, les autorités ont pris des mesures pour encadrer la pratique et punir les abus 

La transparence est désormais de mise dans les hôpitaux privés de Thaïlande après que les autorités ont adopté des mesures destinées à protéger les patients contre les facturation excessives.

La nouvelle réglementation, qui contrôle le prix des médicaments, des fournitures médicales et des services médicaux, est entrée en vigueur le 30 mai, rapporte The Nation

Depuis hier, les hôpitaux sont donc tenus d'afficher les prix d'achat et de vente de plus de 3.000 médicaments -sur quelque 30.000 en circulation-, sans quoi les responsables s’exposent à une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an et / ou une amende. Ces prix devront être disponibles sur le site Internet de l'établissement ou via un QR code dans les 45 jours suivant la date de leur application, souligne le Bangkok Post. Les patients doivent également se voir offrir la possibilité de choisir d'acheter leurs médicaments en dehors de l'hôpital en utilisant la prescription fournie par ce dernier. 

Selon le Bangkok Post, la vague de plaintes collectée via une ligne directe spéciale, le 1569, a amené le ministère de la Santé à mener une enquête qui a notamment révélé que certains hôpitaux n’hésitaient pas à facturer des médicaments jusqu’à 900% au-dessus du coût de revient.

Le 22 mai dernier, The Nation rapportait par exemple qu’un patient avait été facturé 30.000 bahts après une consultation pour une simple diarrhée, le détail de la facturation révélant notamment des soins jugés non nécessaires. 

"Si l’hôpital fait intervenir plusieurs spécialistes pour des symptômes simples, comme des maux de tête ou des maux d'estomac, uniquement pour facturer au patient des montant élevés, cela peut donner lieu à une plainte et une action en justice", a déclaré hier le directeur général du Département du commerce intérieur, Wichai Phochanakit, cité par The Nation

Désormais, tout responsable d'hôpital reconnu coupable d'avoir fourni des traitements inutiles et d’avoir surfacturé des patients encourt une peine d’emprisonnement de sept ans et / ou une amende de 140.000 bahts. 

1 Commentaire (s) Réagir
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georges ven 31/05/2019 - 02:33

il suffit d'aller au BNH , entre autres , pour comprendre .

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