Augmentation des pluies acides, dégradation de la qualité de l'air, la Thaïlande affiche des symptômes de pollution industrielle.
Mises en place voici six ans, les 46 stations du Réseau de surveillance des dépôts acides en Asie de l'Est (EANET) livrent aujourd'hui des résultats assez inquiétants qui témoignent de l'industrialisation galopante du sud-est asiatique. Ces résultats indiquent une dégradation de la qualité de l'air et à une plus forte acidité des eaux de pluies.
La Thaïlande qui compte six stations de surveillance – dont deux à Bangkok - n'y échappe pas. Supat Wangwongwatana, coordonateur à l'EANET, explique qu'il y a deux explications majeures : "Le nombre croissant de véhicules conduit à une consommation accrue de carburant, tandis que les agriculteurs brûlent encore leurs champs". La situation s'aggrave avec les fumées émanant des installations industrielles. Sans surprise, Bangkok est la ville la plus touchée. "La teneur en acide dans la pluie n'a cessé d'augmenter, sans toutefois atteindre un niveau dangereux pour la consommation", explique Supat Wangwongwatana. Le réseau EANET regroupe outre la Thaïlande, le Cambodge, la Chine, l'Indonésie, le Japon, le Laos, la Malaisie, la Mongolie, les Philippines, la Corée du Sud, la Russie et le Vietnam. EANET tient cette semaine une conférence à Bangkok où sont échangés expériences et résultats scientifiques. Le réseau a averti que les pluies acides, déjà nuisibles pour les rivières, menacent aussi les patrimoines culturels par la corrosion des pierres, des métaux et du béton.
FP (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) vendredi 19 juillet 2013
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