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CULTURE - Les sculptures thérapeutiques de Laure Bourgeois vont enfin retrouver la paix à Krabi

Par Eric DESEUT | Publié le 01/03/2013 à 00:00 | Mis à jour le 06/10/2018 à 05:56

Deux sculptures réalisées par l’artiste française Louise Bourgeois pour symboliser les victimes du tsunami survenu le 26 décembre 2004 sur la côte de la mer d'Andaman vont enfin trouver leur place à Krabi, rapporte le quotidien anglophone The Nation.

Les autorités locales préparent un emplacement adéquat dans l’enceinte du parc national côtier Hat Noppharat Thar où les œuvres estimées à plus de 6 millions de bahts seront protégées tant des convoitises que des attaques salines de l’air marin. L’artiste aujourd’hui décédée avait tout spécialement conçu ces œuvres pour être présentées dans un décor mariant des arbres avec l’élément aquatique, mais en 2010 le vice secrétaire à la Culture Apinan Posayanont en visite à Krabi avait craint que leur intégrité ne soit menacée par les attaques de l’air salé.

Les sculptures avaient donc été transférées un temps au Centre des arts et de la Culture de Bangkok. Pour répondre aux demandes des habitants de Krabi elles n’avaient pas tardé à regagner le sud du royaume pour se retrouver confinées faute de mieux à l’intérieur d’un bâtiment municipal.

D’origine française, mais basée à New York, Laure Bourgeois souhaitait une atmosphère paisible qui puisse prodiguer une thérapie mentale. Intitulée "Hold Me Close" (serre-moi fort) l’œuvre est accompagnée de la dédicace suivante qui sonne comme le testament d’une grande et vieille dame : "Cette tragédie rappelle la fragilité de nos vies. Elles souligne combien notre emprise sur les éléments est limitée en dehors de notre capacité à nous entraider. Ces mains disent : je ne t’abandonnerai pas, mais ne m’abandonne pas. Serre-moi toujours fort et pour toujours".

L’installation conçue par une Louise Bourgeois alors âgée de 95 ans est constituée de deux éléments : une main d’enfant en bronze émergeant d'une vague de granit d’une part et les mains d’un homme et d’une femme en feuille d’or sur bronze d’autre part. Son histoire s’avère déjà mouvementée, car elle devait initialement trouver sa place sur l’île de Koh Phi Phi, mais un différent avec les propriétaires du terrain avait entrainé un premier exil sur le continent avant leur séjour à Bangkok.

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