ESPÈCES EN DANGER – Une convention cruciale s’ouvre à Bangkok dans le doute

Par Lepetitjournal Bangkok | Publié le 04/03/2013 à 00:00 | Mis à jour le 04/03/2013 à 11:48

178 pays se réunissent du 3 au 14 mars à Bangkok pour se porter au chevet des espèces animales en danger dans le monde. Problème : cette convention est critiquée pour son manque de transparence.

Jamais peut-être, l'organisation d'une convention portant sur le commerce international des espèces en danger (Cities) n'aura revêtu autant d'importance. Le fait aussi que cette conférence mondiale, à laquelle participent 178 pays, se tienne à Bangkok, est tout sauf anodin. En matière de protection des animaux, la Thaïlande est considérée comme l'un des plus gros marchés mondiaux de trafic d'ivoire. L'organisation internationale World Wide Fund for Nature (WWF) a remis le 27 février à la Première ministre Yingluck Shinawatra une pétition de 500.000 signatures appelant la Thaïlande à faire cesser ce commerce illégal sur son territoire. Lors de l'inauguration, le 3 mars, du Cities, la cheffe du gouvernement a promis que son pays mettra fin au trafic, sans toutefois donner de calendrier précis quant à la mise en place du nouveau texte. 

L'avenir des éléphants ne sera pas le seul sujet abordé lors de ce congrès. La BBC News rappelle que pas moins de 35.000 espèces animales sont considérées en danger dans le monde. Le commerce des cornes de rhinocéros, et des ours polaires doit aussi être strictement combattu pour éviter que ces deux mammifères ne disparaissent.

La Cities doit normalement permettre de décider des mesures de protections adéquates. Mais selon la BBC, des critiques de plus en plus nombreuses s'élèvent contre la manière de voter les décisions lors de ces conventions. Des organisations de défense des animaux regrettent ainsi la méthode du bulletin secret en vigueur lors des votes organisés de la Cities. Cet anonymat conforte, estiment-elles, les pays qui favorisent les intérêts commerciaux au détriment de la protection animale. Ces ONG militent donc pour un vote plus transparent, qui obligerait les délégations à assumer officiellement leurs choix. Soixante-dix propositions doivent être votées jusqu'au 14 mars. Le trafic illégal d'animaux sauvages dans le monde générerait 300 milliards de bahts (7,7 milliards d'euros) de recettes chaque année.

LB (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) lundi 4 mars 2013

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