Géopolitiquement alignée avec les États-Unis et Israël, la Grèce appelle avant tout à une désescalade du conflit et promeut diplomatie et respect du droit international.


Des mesures pragmatiques
Face aux risques, la Grèce a renforcé sa défense aérienne par le déploiement des systèmes Patriots sur l’île Karpathos dans le sud-est de la mer Égée.
Des mesures de renforcement de sécurité et de vigilance ont été lancées par le ministre de la Défense Nikos Dendias autour de zones jugées comme cibles en cas d’attaque terroriste, comme les aéroports ou les synagogues. Deux frégates ainsi que deux avions de chasse F-16 ont été déployés pour renforcer la sécurité de la Crète. Ces derniers ont déjà intercépté des drones envoyés par l’Iran.
Des répercussions sur l'économie grecque
Les tensions au Moyen-Orient vont également avoir des conséquences économiques pour la Grèce. D’abord une hausse du prix du pétrole est attendue, depuis la fermeture de détroit d’Ormuz. Puis une augmentation des primes d’assurances transport maritimes en raison de l’accroissement des risques, sachant que la Grèce possède la plus grosse flotte marchande au monde. Enfin, une baisse du tourisme pourrait aussi être envisageable, de par sa proximité avec la région.
Il est important de noter que ce jeudi 5 mars aura lieu une grève des marins, ce qui signifie qu’aucun ferry ni navire ne naviguera. La Fédération Panhellénique des marins juge la situation au Moyen-Orient dangereuse, et revendique notamment la libération et l’évacuation de tous les marins situés dans la zone de tension.
Entre prudence diplomatique et mesures pragmatiques, la Grèce cherche à protéger ses intérêts sans s’engager dans l’escalade militaire. Reste à savoir si les initiatives internationales permettront de calmer les tensions ou à l’inverse de les envenimer.
Sur le même sujet

















