Édition internationale

RENTREE POLITIQUE- Tous à Thessalonique !

Écrit par Lepetitjournal Athènes
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018

La 73ème foire internationale de Thessalonique (FIT), inaugurée samedi 6 septembre par le premier ministre Caramanlis, sonne la rentrée politique et sociale. L'occasion pour chaque parti de présenter son programme économique et pour les syndicats de remettre sur le tapis les dossiers inachevés...


La tour blanche, emblème de Thessalonique

Ils étaient tous là. Le teint halé par quelques semaines de vacances, les acteurs de la vie politique grecque se sont rendus à la foire internationale de Thessalonique. Un rendez-vous traditionnellement dédié à l'actualité économique mais dominé cette année par la série de scandales de corruption touchant l'équipe du premier ministre. Lors d'un discours très attendu dimanche dernier, Costas Caramanlis est pour la première fois monté au créneau pour soutenir notamment son ministre de la marine marchande Georges Voulgarakis au centre d'une affaire peu éthique de gestion immobilière (cliquer ici pour plus d'infos). Une prise de position risquée pour le premier ministre qui s'était jusqu'ici gardé de se méler aux affaires de corruption ayant ponctué tout au long de l'année l'actualité nationale.

Plusieurs projets au programme
Si l'attention des medias grecs s'est principalement portée sur ces questions, le premier ministre n'en a pas moins présenté ses projets de privatisations des compagnies OSE (SNCF grecque) ou Olympic Airways, ses réformes en matière de fiscalité et sa volonté de libéraliser un certain nombre de professions jusqu'ici extrèmement encadrées comme celles de chauffeurs de taxi ou de transporteur de fuel. Et c'est bien sur ces propositions et les autres projets de réformes du gouvernement annoncées par les ministres concernés tout au long de la semaine dernière que les syndicats se sont eux mobilisés en organisant à Thessalonique des manifestations en rafale. Les deux grandes centrales syndicales du pays, la Confédération générale des travailleurs de Grèce (GSEE) et l'Union des fonctionnaires (ADEDY), ont ainsi tenu un meeting devant la statue de Venizelos, une figure politique du début du siècle dernier alors que le réseau des syndicalistes proche du SYRIZA (Coalition de la Gauche radicale) réunissait ses forces pour revendiquer entre autres un salaire minimum de 1.300 euros, l'institutionnalisation d'une indexation des augmentations de salaires et retraites sur l'inflation (ATA), la renégociation de la Convention générale collective de travail et l'arrêt des privatisations. Les membres et sympathisants du Front ouvrier militant (PAME) affilié au KKE se sont quant à eux mobilisés pour "faire obstacle à la suppression de l'allocation des métiers pénibles et insalubres"et revendiquer des augmentations de salaires et de retraites et le "droit à un emploi stable à plein temps, avec réduction du temps de travail et suppression des formes flexibles de travail". Une rentrée chaude chaude chaude...
Adéa GUILLOT. (www.lepetitjournal.com/athenes.html) mardi 9 septembre 2008

lepetitjournal.com Athènes
Publié le 9 septembre 2008, mis à jour le 9 janvier 2018
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos