Alors que les tensions diplomatiques entre les deux pays subsistent, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez se rend en Algérie du 16 au 17 février. Quels sont les enjeux de ce déplacement ?


Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, se rendra en Algérie les 16 et 17 février dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Paris et Alger. Cette visite, longtemps restée discrète, vise à relancer le dialogue entre les deux pays après la dégradation des relations liée notamment à la position française sur le Sahara occidental. Plusieurs dossiers sensibles seront abordés lors des échanges, dont la coopération sécuritaire, les expulsions de ressortissants algériens sous OQTF, les demandes d’extradition et la restitution de biens culturels. Le déplacement pourrait marquer une tentative de décrispation, malgré un climat diplomatique toujours fragile.
Le cas Christophe Gleizes, symbole des tensions
Parmi les sujets prioritaires, le cas du journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie depuis mai 2024 après un reportage sur un club de football en Kabylie. Son incarcération est devenue un symbole des désaccords entre les deux pays.
Récemment transféré dans une prison plus proche d’Alger, il a pu récupérer ses livres et son courrier, un geste perçu comme un signe d’apaisement par ses proches. Le 30 janvier, il a également reçu la visite de Ségolène Royal, l’une des rares personnalités françaises autorisées à le rencontrer.
Demande de grâce au cœur de la mobilisation pour le journaliste Christophe Gleizes
Selon plusieurs sources, Laurent Nuñez pourrait être reçu par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Le ministre français chercherait à adopter une approche plus mesurée que celle de son prédécesseur, Bruno Retailleau, afin de relancer un dialogue diplomatique fragilisé.
Cette visite, à la fois politique et symbolique, pourrait marquer une première étape vers une décrispation entre Paris et Alger, même si de nombreux obstacles demeurent.
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