Pour Guy Parmelin, l’accord-cadre doit être satisfaisant

Par Lepetitjournal Zurich | Publié le 25/04/2021 à 12:59 | Mis à jour le 25/04/2021 à 14:08
Photo : Par: AFP
suisse l’accord-cadre

Selon le président de la Confédération, l’accord cadre ne sera signé que quand les exigences suisses seront satisfaites. D’autres craignent que la voie choisie ne soit pas la bonne.

Ce dimanche, la presse alémanique est revenue sur les négociations de l’accord-cadre avec l’Union européenne qui se sont déroulée vendredi dernier. Négociations qui n’ont pas été interrompues, mais suspendues. Aucun nouveau rendez-vous avec Bruxelles n’a été pris vendredi passé. Du côté suisse, trois points posent problèmes : les aides d'Etat, les droits d’établissements des personnes et la protection des salaires.

Dans une interview donnée au SonntagsBlick, le président de la Confédération, Guy Parmelin a défendu la position du Conseil fédéral. «Le Conseil fédéral a toujours dit que cet accord-cadre serait prêt à être signé lorsque des solutions satisfaisantes sur la protection des salaires, des droits d’établissements et des aides d’Etat auront été trouvées. Nous avons déjà fait beaucoup de concessions»,affrme-t-il.

Mais l’accord-cadre n’est pas encore mort et enterré. Pourrait-il le devenir? D'après le président de la Confédération, une négociation comporte toujours un risque d’échec. «Mais nous en sommes pas là. Les deux parties veulent encore évaluer la situation de sortie.» Le vaudois admet par ailleurs que «le Conseil fédéral pense toujours en termes d’alternatives.» Ce qui pourrait signifier qu’il planche sur un plan B. « Quelle que soit la solution retenue, la volonté est d’aller vite car personne, dans l’Union Européenne ou en Suisse ne veut prolonger artificiellement les négociations», ajoute-t-il.

Cassis pointé du doigt

Vu la tournure des événements, le ton monte à Berne. C’est le Conseiller fédéral en charge du département fédéral des affaires étrangères, Ignazio Cassis, qui est la cible des critiques, explique la SonntagsZeitung. Les partenaires sociaux se plaignent d’avoir été peu écoutés. Le tessinois serait isolé au sein du gouvernement. Fait remarquable: c’est Guy Parmelin qui était à Bruxelles ce vendredi. Des sources anonymes du journal indique que, dans les hauts cercles de l’économie et de l’administration, on chercherait à écarter Ignazio Cassis du dossier. C’est Karin Keller-Sutter qui pourrait se charger à sa place du leadership.

Interrogé lui aussi par le SonntagsBlick, Pierre-Yves Maillard, président de l’Union syndicale suisse (USS), doute que l’on puisse encore sauver l’accord. Mais il veut toutefois maintenir des discussions avec l’UE. «Un autre départ sur une autre base serait meilleur pour nous», affirme le socialiste. La position syndicale est claire: la Suisse doit protéger les salaires. «L’accord-cadre dessert les salariés en Suisse», indique-il.

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