R. Mazloum-Martin:"Ma seule motivation a été d'améliorer le sort de mes compatriotes"

Par Anne-Claire Voss | Publié le 23/05/2022 à 18:00 | Mis à jour le 23/05/2022 à 18:00
lepetitjournal.com est allé à la rencontre des candidats dans chaque circonscription des Français de l’étranger. Régine Mazloum-Martin, candidate à la 6e circonscription, a répondu à nos questions

Dans la perspective des prochaines élections législatives (à partir du 27 mai en ligne et du 5 et 19  juin 2022 pour la 6e circonscription), lepetitjournal.com est allé à la rencontre des candidats dans chaque circonscription des Français de l’étranger. Régine Mazloum-Martin, candidate à la 6e circonscription, a répondu à nos questions.

 

Pourquoi avez-vous souhaité vous présenter aux prochaines élections législatives ?

J'ai souhaité me présenter aux élections législatives pour deux raisons :

La première, parce qu'en tant qu'élue locale depuis 2014, je sais ce qui fonctionne pour les Français de Suisse, mais je sais aussi ce qui ne fonctionne pas, parce que je le vis au quotidien en étant la "référente des doléances" de mes compatriotes.  Par mon mandat, je veux faire avancer les choses dans les difficultés qu'ils rencontrent dans leur vie quotidienne de Français de Suisse.

Je pourrais citer parmi ces difficultés les fonctionnements de nos consulats, l'inégalité fiscale, l'absence de convention concernant les successions, les préoccupations environnementales. 

 

La seconde parce que je trouve sain dans une démocratie qu'il y ait une opposition parlementaire à la majorité sortante. "Au choc des idées jaillit la lumière" disait Boileau. C'est aussi ma conviction intime. Je n'entends naturellement pas être dans une opposition systématique, mais constructive. La France doit retrouver le rang qu'elle a perdu au sein des grandes nations de ce monde. Elle doit pour ce faire retrouver sa santé financière, sa sécurité intérieure et à ses frontières et redonner à ses habitants le goût de travailler sans qu'ils aient besoin de lutter constamment pour leurs fins de mois. Venant d'une région rurale de France, je suis aussi également très concernée par la dégradation du système de santé publique français et la désertification médicale 

 

Quel est votre rapport avec cette circonscription ?

Je vis en Suisse depuis plus de 30 ans, je suis binationale et parle 3 des 4 langues nationales. Mes 4 enfants sont nés en Suisse et continuent à y vivre et à y travailler. 

 

En quoi votre parcours est-il marqué par les préoccupations des Français de l'étranger ?

Depuis 2014, où j'ai été élue conseillère consulaire, puis membre de l'Assemblée des Français de l'Etranger, ma seule motivation a été d'améliorer le sort de mes compatriotes en Suisse et dans le monde entier. 

 

Comment voyez-vous le mandat de député ?

Si je suis élue il est très clair que je serai une députée de terrain. Je me suis engagée à aller à la rencontre de mes compatriotes comme je le fais pendant ma campagne. Je serai la députée de tous les Français de Suisse, comme j'ai été la conseillère consulaire de tous les Français de ma circonscription quelle qu'ait été leur opinion politique.

 

Quels sont, selon vous, les défis qui attendent les Français de votre circonscription et les axes sur lesquels vous travaillerez si vous êtes élue ?

Les défis des Français de la circonscription de Suisse Liechtenstein sont, par la proximité du pays avec la France, un peu différents de ceux des Français de l'Etranger qui vivent aux antipodes. Nous devons lutter pour faciliter leurs relations avec l'administration française, faciliter l'obtention des certificats d'existence. Nous devons leur garantir le droit à avoir un compte bancaire en France, le droit à une résidence d'attache qui bénéficierait des mêmes avantages que la résidence principale. Pour ceux de nos compatriotes qui rentrent en France, nous devons exiger la suppression du délai de carence de 3 mois pour adhérer à la sécurité sociale. 

Nous devons aussi être vigilants sur la sécurité transfrontalière. Il n'est pas admissible que des gangs venus de France sévissent sur le territoire frontalier suisse en quasi-impunité. 

 

Comment est organisée votre campagne et qui sont vos soutiens ?

Ma campagne se déroule sous la forme d'un Grand Tour de Suisse au cours duquel je viendrai à la rencontre de mes compatriotes, les écouterai et leur ferai connaitre mes propositions. Ceci soit au cours de permanences, ce que je me suis engagée à faire régulièrement si je suis élue, soit au cours de "cafés politiques" informels où des thèmes seront proposés aux participants. Je tiens à garder de mon pays d'adoption le sens du consensus, qui fait parfois défaut aux Français de France.

 

J'ai été investie par Les Républicains et ai le soutien de l'UDI et du Nouveau Centre. Je suis soutenue par le comité local des Républicains, mon propre comité de soutien. Je suis également soutenue par de nombreux parlementaires, parmi lesquels les sénateurs des Français de l'Etranger Ronan Le Gleut et Christophe-André Frassa.

 

Quel bilan dressez-vous du mandat du député sortant ? 

À part se faire connaitre dans le monde entier par ses frasques diverses et variées, notre député sortant n'a aucun bilan. 

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Anne-Claire Voss

Anne-Claire Voss

Diplômée d'un Bachelor en Management et médiation culturelle à l'ICART (Paris), elle décide de réaliser un Master en journalisme à l'ISFJ (Paris) et de se former avec notre rédaction.
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