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3 courts-métrages Néo-Zélandais sélectionnés par Jane Campion

Par Elsa Hellemans | Publié le 05/11/2019 à 08:59 | Mis à jour le 21/05/2020 à 03:59
Photo : Hinekura de Becs Arahanga, élu prix du public au NZIFF
Hinekura Becs Arahanga

La particularité du New Zealand International Film Festival, c’est sans aucun doute sa compétition de courts-métrages 100% NZ et sélectionnés par Jane Campion en personne. Bien que les six œuvres soient très inégales en termes de compétences techniques, allant de réalisations étudiantes à professionnelles, elles remportent toutes le pari de captiver l’audience en moins de vingt minutes.

Et ce que révèlent les résultats de cette compétition, c’est qu’il suffit d‘avoir une bonne histoire et de savoir la raconter pour repartir avec un prix. C’est ainsi que le très drôle et touchant récit de Johnny Green a fait chavirer le cœur du jury dans Egg Cup Requiem de Prisca Bouchet et Nick Mayow, que l’on pourrait traduire par Requiem de coquetier, en faisant remporter le prix du meilleur court-métrage à un documentaire pour la première fois de l’histoire du festival.

Du haut de ses 89 ans, assis dans son couloir le vieil homme revient sur les évènements qui ont marqués sa vie, tous liés à sa collection de coquetiers, dont l’importance est dévoilée peu à peu. Grâce à un montage original et efficace et une narration menée à la perfection jusqu’à la chute, les réalisateurs font sortir les mouchoirs en douze minutes, un coup de maître.

 

Egg Cup Requiem Prisca Bouchet Nick Mayow
Egg Cup Requiem de Prisca Bouchet et Nick Mayow

 

C’est une toute autre histoire qui a remporté le prix de nouveau talent, celle de Keely Meechan dans son premier film Nancy From Now On, où un adolescent drag queen et son père tentent d’établir un dialogue dans une ambiance émouvante et cocasse à la fois.

Enfin le prix du public a été attribué à Becs Arahanga pour Hinekura que Jane Campion décrit ainsi : « Un conte envoûtant sur l’émancipation des femmes, racontée dans un univers Maori enchanté. L’histoire d’une super-héroïne, vivante et inoubliable, qui me rend fière d’être une femme ».

Bien que les trois autres films n’aient remporté aucune récompense, on notera le perfectionnisme esthétique de Golden Boy (Alex Plumb) et son atmosphère inquiétante, tout comme le sentiment d’oppression provoqués par Krystal (Briar Grace-Smith) et Our Father (Ester Mauga).

 

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