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TUNISIE - Toutes les infos sur notre pays d'accueil

Par Lepetitjournal Tunis | Publié le 30/01/2012 à 00:00 | Mis à jour le 03/03/2015 à 22:08

Cet article sur notre pays d'accueil est destiné aux expatriés qui s'installent en Tunisie.  Il regroupe les informations les plus importantes pour mieux comprendre ce pays, ses particularités et ses habitants

 

La Tunisie - Généralités

1 euro = environ 2 dinars tunisiens
Smic = environ 150 euros, soit 310 DT bruts pour 48 heures mensuelles
Superficie Totale  / 163610 km2
Population Totale /(2010) 10 589 252 hab.
Densité / 65.6 hab/km2
Indicatif téléphonique / +216
Organisations internationales membre de : ONU, Union africaine, Ligue arabe, Union du Maghreb arabe


En 2005, le taux d'alphabétisation est de 76,2 % et le taux de scolarisation des enfants de 12 à 17 ans, égal pour les garçons et les filles, est de 66 %.
L'éducation préscolaire non obligatoire, qui s'adresse aux enfants de trois à six ans, est dispensée dans les jardins d'enfants. L'enseignement de base est obligatoire et gratuit, de six à seize ans, et se répartit sur deux cycles : le premier cycle, d'une durée de six ans, est dispensé à l'école primaire alors que le deuxième cycle, d'une durée de trois ans, se déroule aux collèges.

Le pays est divisé en 23 gouvernorats, à leur tête se trouvent des gouverneurs, nommés par le président de la République, qui sont les « dépositaires » de l'autorité de l'État. Trois institutions les aident à accomplir leurs missions :
? le conseil local de développement ;
? le conseil rural ;
? le comité de quartier.

Gouvernement

Suite à la révolution déclenchée en décembre 2011 et le départ de l'ancien dictateur Z. A. Ben Ali, la Tunisie est dotée d'un gouvernement provisoire dont le Président est Moncef Marzouki et le premier Ministre Hamadi Jebali.

Composition du gouvernement :

http://www.lepetitjournal.com/societe-tunis/92466-politique-la-composition-du-gouvernement-tunisien.html

Biographies des constituants :

http://www.lepetitjournal.com/societe-tunis.html

Informations pratiques et astuces pour faciliter vos premiers pas en Tunisie :

http://www.lepetitjournal.com/pratique-tunis/94137-pratique-le-petit-dico-tounsi.html

http://www.lepetitjournal.com/pratique-tunis/77685-fiche-pratique-carte-de-sejour.html

Géographie

Elle est bordée au nord et à l'est par la mer Méditerranée, à l'ouest par l'Algérie avec 965 kilomètres de frontière commune et au sud-est par la Libye avec 459 kilomètres de frontière. Intégrée aux principales instances de la communauté internationale, la Tunisie fait également partie de la Ligue arabe, de l'Union africaine et de la Communauté des États sahélo-sahariens.
Le désert du Sahara occupe une superficie comprise entre 33 % et 40 % du territoire. La Tunisie possède un relief contrasté avec une partie septentrionale et occidentale montagneuse, la dorsale tunisienne, située dans l'extension du massif montagneux de l'Atlas ; elle est coupée par la plaine de la Medjerda, le seul cours d'eau du pays qui soit alimenté de façon continue. Le point culminant du territoire est le Djebel Chambi culminant à 1 544 mètres.
Pour en savoir plus, visitez notre rubrique ESCAPADES.

 

Artisanat

La Tunisie est réputée pour ses nombreux produits artisanaux dont les diverses régions du pays font leur spécificité. La poterie tunisienne est principalement issue de Guellala, ville à l'origine de la création d'autres centres potiers sur le littoral tunisien, notamment à Tunis, Nabeul, Moknine, etc. Mais si la poterie poreuse s'identifie à Guellala, celle émaillée (jaune, verte ou brune) est la marque de fabrique de Nabeul. A découvrir également les poteries ancestrales de Sejnane, réalisées par des femmes :

http://www.lepetitjournal.com/tunis/a-la-une-tunis/93142-escapade-sejnane-le-village-des-potieres.html

La ferronnerie remonte pour sa part à l'époque andalouse lorsque l'on décorait les portes cloutées, ornement devenu caractéristique du fer forgé tunisien. Bleues par tradition, destinées à embellir les maisons et à préserver l'intimité des habitants, ces grilles rappellent les moucharabiehs de la tradition arabo-andalouse, panneaux de bois sculpté qui permettaient aux femmes de regarder dans la rue sans être vues. La ville de Kairouan constitue quant à elle le centre national de production de tapis. La Tunisie possède enfin une riche tradition de mosaïques remontant à la période antique.
Le costume traditionnel est la tenue par excellence des mariages et autres cérémonies. Au niveau national, c'est la jebba qui s'est imposée comme habit traditionnel. Les babouches masculines sont en général de la couleur naturelle du cuir, celles des femmes étant dans leur majorité brodées de fils de soie, de coton, d'or et d'argent avec des motifs floraux ou des croissants. Les soieries de Mahdia sont réputées internationalement :

http://www.lepetitjournal.com/tunis/a-la-une-tunis/82318-artisanat-tunisien-a-sejnane-et-a-mahdia-la-parite-nexiste-pas-.html

Importé par les Andalous au XVIe siècle, le jasmin est devenu la fleur emblématique de la Tunisie. Dès la tombée de la nuit, les vendeurs confectionnent de petits bouquets et les vendent aux passants dans la rue ou aux automobilistes arrêtés aux carrefours. Par ailleurs, le jasmin fait l'objet d'un langage spécifique. Ainsi, un homme qui en porte à l'oreille gauche indique qu'il est célibataire.

Pour en savoir plus sur les traditions :http://www.lepetitjournal.com/societe-tunis/traditions-tunis.html

Gastronomie

La cuisine tunisienne est délicatement enrichie d'aromates, d'herbes et de condiments. Ici, la fadeur n'existe pas ! à Nabeul ou dans le sud, les plats sont très pimentés, pour les goûter demandez une faveur ! Sur toute la côte, vous pourrez vous régaler de poissons (loup, bar, dorade, chien de mer, thon ...) et de crevettes, clovisses, moules ... Dans les restaurants, on vous servira en amuse gueule la fameuse kemia, composée d'une assiette d'harissa décorée de thon et arrosée d'huile d'olive, de variantes et d'olives, de lamelles de concombre et de radis marinés. Pour en savoir plus sur la cuisine tunisienne :

http://www.lepetitjournal.com/culture-tunis/gastronomie-tunis.html

http://www.lepetitjournal.com/societe-tunis/traditions-tunis/81956-gastronomie-tunisienne-les-plats-de-fete.html

Religion

Alors que la vaste majorité des Tunisiens (98 %) s'identifient culturellement aux Arabes, certaines études tendent à indiquer qu'ils seraient ethniquement plus proches des Berbères mais aussi de certains Européens :
Presque la totalité des Tunisiens (98 % de la population) est de confession musulmane sunnite, principalement de rite malékite. De la forte population juive qui a existé durant 2 000 ans, il ne reste plus qu'une infime partie. Il existe également une petite population chrétienne. Les quelques tribus nomades, minoritaires, se sont pour la plupart intégrées et sédentarisées.

La religion musulmane est omniprésente, mais les tunisiens ont pour réputation d'être ouverts aux autres cultures et très tolérants. La victoire du parti islamiste Ennahdha aux premières élections démocratiques a cependant généré quelques tensions entre les Tunisiens les plus modernes ou "occidentalisés", prônant une société laïque, et les plus conservateurs, souhaitant voire revivre la tradition musulmane.

Pour découvrir le ramadan : http://www.lepetitjournal.com/societe-tunis/traditions-tunis/82906-culture-tout-savoir-sur-le-ramadan.html

Histoire contemporaine : la Tunisie indépendante

La France reconnaît l'indépendance de la Tunisie 18 jours après celle du Maroc, soit le 20 mars 1956. Le 25 mars l'Assemblée nationale constituante est élue : le Néo-Destour en remporte tous les sièges et Bourguiba est porté à sa tête le 8 avril. Le 11 avril, il devient le Premier ministre de Lamine Bey. Le Code du statut personnel, à tendance progressiste, est proclamé le 13 août et, le 25 juillet 1957, la monarchie est abolie, la Tunisie devenant une république dont Bourguiba est élu président le 8 novembre 1959.

Habib Bourguiba - crédit photo : teknodar.com
Le 8 février 1958, en pleine guerre d'Algérie, des avions de l'armée française franchissent la frontière algéro-tunisienne et bombardent le village tunisien de Sakiet Sidi Youssef. En 1961, dans un contexte d'achèvement prévisible de la guerre, la Tunisie revendique la rétrocession de la base de Bizerte : la crise qui suit fait près d'un millier de morts, essentiellement tunisiens, et la France finit, le 15 octobre 1963, par rétrocéder la base à l'État tunisien.
Avec l'assassinat de Salah Ben Youssef, principal opposant de Bourguiba depuis 1955, à Francfort et l'interdiction du Parti communiste (PCT) le 8 janvier 1963, la République tunisienne devient un régime de parti unique dirigé par le Néo-Destour. En mars 1963, Ahmed Ben Salah entame une politique « socialiste » d'étatisation pratiquement totale de l'économie. Des émeutes contre la collectivisation des terres dans le Sahel tunisien le 26 janvier 1969 poussent au limogeage de Ben Salah le 8 septembre avec la fin de l'expérience socialiste. Avec une économie affaiblie par la fin du socialisme et un panarabisme défendu par Mouammar Kadhafi, un projet politique qui unifierait la Tunisie et la Libye sous le nom de République arabe islamique est lancé en 1974 mais échoue très rapidement en raison des tensions tant nationales qu'internationales.
Après la condamnation à une lourde peine de prison de Ben Salah, rendu responsable de l'échec de la politique des coopératives, viennent l'épuration de l'aile libérale du PSD animée par Ahmed Mestiri puis la proclamation de Bourguiba comme président à vie en 1975. C'est dans ces conditions, marqué par un léger desserrement de l'étau du PSD sous le gouvernement d'Hédi Nouira, que l'UGTT gagne en autonomie tandis que naît en 1977 la Ligue tunisienne des droits de l'homme. Le coup de force du « Jeudi noir » contre l'UGTT en janvier 1978 puis l'attaque contre la ville minière de Gafsa, en janvier 1980, ne suffisent pas à museler la société civile émergente.
Dès le début des années 1980, le pays traverse une crise politique et sociale où se conjuguent le développement du clientélisme et de la corruption, la paralysie de l'État devant la dégradation de la santé de Bourguiba, les luttes de succession et le durcissement du régime. En 1981, la restauration partielle du pluralisme politique, avec la levée de l'interdiction frappant le Parti communiste, suscite des espoirs qui seront déçus par la falsification des résultats aux élections législatives de novembre. Par la suite, la répression sanglante des « émeutes du pain » de décembre 1983, la nouvelle déstabilisation de l'UGTT et l'arrestation de son dirigeant Habib Achour contribuent à accélérer la chute du président vieillissant. La situation favorise la montée de l'islamisme et le long règne de Bourguiba s'achève dans une lutte contre l'islamisme menée par Zine el-Abidine Ben Ali, nommé ministre de l'Intérieur puis Premier ministre en octobre 1987.

Le 7 novembre 1987, Ben Ali dépose le président pour sénilité sous la forme d'un coup d'état médical, action accueillie favorablement par une large fraction du monde politique. Élu le 2 avril 1989 avec 99,27 % des voix, le nouveau président réussit à relancer l'économie alors que, sur le plan de la sécurité, le régime s'enorgueillit d'avoir épargné au pays les convulsions islamistes qui ensanglantent l'Algérie voisine, grâce à la neutralisation du parti Ennahda au prix de l'arrestation de dizaines de milliers de militants et de multiples procès au début des années 1990. Les opposants laïques signent quant à eux le Pacte national en 1988, plate-forme destinée à la démocratisation du régime. Pourtant, l'opposition et de nombreuses ONG de défense des droits de l'homme accusent peu à peu le régime d'attenter aux libertés publiques en étendant la répression au-delà du mouvement islamiste. En 1994, le président Ben Ali est réélu avec 99,91 % des voix et signe l'année suivante un accord de libre-échange avec l'Union européenne. Les élections du 24 novembre 1999, bien qu'elles soient les premières présidentielles à être pluralistes avec trois candidats, voient le président Ben Ali réélu avec un score comparable aux scrutins précédents. La réforme de la constitution approuvée par le référendum du 26 mai 2002 accroît encore les pouvoirs du président, repousse l'âge limite des candidats, supprime la limite des trois mandats réintroduite en 1988 et permet au président de briguer de nouveaux mandats au-delà de l'échéance de 2004 tout en bénéficiant d'une immunité judiciaire à vie. Le 11 avril 2002, un attentat au camion piégé vise la synagogue de la Ghriba et provoque la mort de 19 personnes dont quatorze touristes allemands. Durant le premier semestre 2008, de graves troubles secouent la région minière de Gafsa durement frappée par le chômage et la pauvreté.
Le 25 octobre 2009, le président Ben Ali est réélu pour un cinquième mandat consécutif avec 89,62 % des voix, passant pour la première fois sous la barre des 90 %. La campagne est marquée par une visibilité accrue de son épouse Leïla.

Retrouvez notre rubrique histoire : http://www.lepetitjournal.com/societe-tunis/histoire-tunis.html

photo révolution du 14 janvier - crédit photo : Tap

Révolution tunisienne du 14 janvier 2011

Cependant, un climat insurrectionnel éclate suite à l'immolation d'un jeune vendeur de fruits et légumes ambulant, Mohamed Bouazizi, le 17 décembre 2010 dans la région de Sidi Bouzid. Pour en savoir plus, suivez le lien :

http://www.lepetitjournal.com/tunis/a-la-une-tunis/92146-revolution-tunisienne-un-an-dhistoire.html

Isabelle Enault (lepetitjournal.com/tunis.html) lundi 30 janvier 2012

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