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Johannesburg: balade chez William KENTRIDGE

Article écrit par Valérie HIRSCH pour Lepetitjournal.com/ Johannesnurg William KENTRIDGE est né le 28 avril 1955 à Johannesburg. Il s’est d’abord lancé dans le théâtre, puis dans le cinéma en tant qu’acteur et metteur en scène. Il s’est ensuite consacré à l’art, en s’appuyant sur le dessin et la gravure, tout en explorant en permanence des médias multiples.

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Écrit par Valérie HIRSCH, pour Lepetitjournal / Johannesburg

 

« On a commencé très fort », se réjouit Christophe SLAGMUYLDER, le directeur de BOZAR de Bruxelles, qui a emmené, en mars, une douzaine de touristes belges à peine débarqués de l’avion, dans l’antre de KENTRIDGE.

L’artiste multimédia sud-africain de 70 ans, célébré comme l’un des plus grands créateurs contemporains, sera l’invité spécial de BOZAR, l’institution culturelle bruxelloise, de septembre 2026 à mars 2027.

Il y présentera plusieurs de ses créations, mais aussi les jeunes talents du « Center for the Less Good Idea » ( Centre pour la moins bonne idée ), où sont développés des spectacles multimédias créés par de jeunes talents sud-africains dans le quartier de Maboneng.

C’est juste à côté de son deuxième studio, réservé à ses œuvres de grande dimension.

 

Lire aussi : William KENTRIDGE

 

Atelier de KENTRIDGE à Johannesburg

Vue de l’atelier de KENTRIDGE

 

Après avoir gravi le chemin d’accès, qui traverse un jardin exubérant, on atteint son atelier, construit par l’architecte belge Pierre LOMBARD au début des années 2000. Il surplombe un « ridge » (falaise) qui domine le quartier de Houghton. KENTRIDGE vit à côté de l’atelier, dans la maison où ce fils d’un avocat militant anti-apartheid toujours en vie à 104 ans, a passé sa jeunesse.

 

J’y garde certains cartons depuis plus d’un demi-siècle 

 

Un nouveau spectacle en préparation

 

L'atelier de Kentridge , vu d'en haut

 

Dans la pièce centrale de l’atelier, aux murs en béton brut, un nouveau spectacle est en cours de préparation depuis deux ans.  KENTRIDGE explique son travail en peu de mots, sans ostentation. Habillé comme toujours d’un simple pantalon noir et chemise blanche, il est aux antipodes de l’artiste orgueilleux, brouillon et excentrique. Chez lui, tout est propre, ordonné et organisé.

 

KENTRIDGE dans son atelier

 

Un jeune assistant est en train de filmer des scènes de l’interprétation par KENTRIDGE de l’opéra « ORFÉO » de Claudio Monteverdi (1607).

Cette nouvelle création sera jouée en juin en Grande-Bretagne, puis en Grèce et à New York : un animateur de l’équipe filme les décors, animations et textes, basés sur un poème de Rainer Maria RILKE, qui réinterprète le mythe grec, à partir du point de vue d’Eurydice.

 

Le film sera projeté sur un écran, derrière la scène où se produira notre groupe de choristes sud-africains. Ils sont en pleine répétition au « Centre pour la moins bonne idée »

Tout doit être calculé, à la seconde près…

 

Décor, par William KENTRIDGE

 

Dans le décor filmé, on reconnait la marque de fabrique de l’artiste multifacettes, qui mélange dessins au fusain animés, personnages et objets découpés ou reproduits en miniature qui s’animent sur le plateau.

Les textes apparaissent au-dessus de la scène, en version hologramme (une technique développée par la directrice du Centre pour la moins bonne idée), dans un mouvement savamment orchestré. Le spectacle sera en quelque sorte dédoublé, avec les chanteurs bien vivants en avant plan et les personnages en carton qui se déplaceront sur la vidéo.

Ce spectacle sera monté avec l’aide de trois Belges : le metteur en scène Luc DEWIT, la scénographe Sabine THEUNISSEN et, la costumière Greta GOIRIS, qui travaillent à ses côtés depuis qu’il a monté « La Flute enchantée »,  à Bruxelles en 2005.

 

Fusains dans l'atelier de William KENTRIDGE

 

Une table de l’atelier est consacrée au fusain, avec cette boite fabriquée spécialement pour le maitre. Le fusain est un médium souple, qui permet un jeu de transformations et de mouvements caractéristiques de son œuvre.

 

Voir aussi : William KENTRIDGE, le maître des métamorphoses

 

Préparation de décor par Kentridge

 

A l’étage, une boite dédiée à KAFKA sera exposée au BOZAR. Elle fait jouer plusieurs écrans et techniques pour animer des marionnettes burlesques et des objets de la vie quotidienne, réels ou en images, comme cette cruche à l’avant-plan.

 

 

Objets Kentridge

 

Kentrige a toujours aimé jouer avec les outils et objects usuels, qu’il reproduit aussi en petites sculptures. Certains, comme la  machine à écrire, la  cruche, la cafetière ou le sémaphore, sont devenus des  symboles de sa signature artistique.

 

 

Salon privé de Kentridge

 

Cet artiste foisonnant a aussi créé des gravures, des tapisseries - comme celle à coté de sa table à dessin, dans le grand salon de sa maison privée-, des peintures murales, installations et performances.

Qu’a-til encore envie de découvrir ? Voici sa réponse :

 Je vais explorer la sculpture en bronze et feuilles d’or pour une exposition au château de Versailles, l’an prochain 

Rendez-vous est pris en France et en Belgique, en espérant aussi que son nouveau spectacle soit aussi joué à Johannesburg.

 

Texte et photos : Valérie HIRSCH

 

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