À partir de janvier 2026, tous les chiens et chats de Bangkok devront être enregistrés et identifiés par puce électronique. Une mesure visant à mieux contrôler la population animale et la santé publique.


Concrètement, tous les chiens et chats vivant dans la capitale thaïlandaise doivent être inscrits dans un registre municipal. Lors de cette inscription, chaque animal doit recevoir une puce RFID (micro-dispositif électronique implanté sous la peau de l’animal), conforme aux normes internationales ISO11784 et ISO11785, avec un identifiant unique de 15 chiffres, lisible par un scanner officiel. Les normes ISO sont des standards internationaux qui garantissent que la puce électronique respecte un format et un fonctionnement reconnus partout dans le monde, notamment par les vétérinaires et les autorités.
L’objectif affiché de cette mesure est multiple :
- Retrouver plus facilement les animaux perdus, grâce à l’identification unique.
- Suivre et contrôler les maladies, en particulier celles qui pourraient se propager entre animaux et humains ou entraîner des problèmes de santé publique.
- Mieux gérer la population animale domestique dans l’environnement urbain, y compris pour des raisons de sécurité et de bien-être animal.
La procédure peut être effectuée auprès de cliniques vétérinaires publiques ou privées autorisées, dans les bureaux de district de Bangkok, ou via un système en ligne utilisant l’application ThaID.
Les propriétaires doivent aussi signaler toute modification importante telle que changement d’adresse, transfert de propriété, perte ou décès de l’animal, ou encore cas d’animaux dangereux.
Un cadre réglementaire déjà existant, mais limité
Avant cette nouvelle obligation étendue, Bangkok avait déjà mis en place des mesures de contrôle des animaux, mais elles n’étaient pas aussi systématiques ou centralisées que celles annoncées en 2026. Dans les années 2000, la capitale avait commencé à exiger une forme d’identification et d’enregistrement des chiens, avec des puces et des suivis de vaccination pour certains animaux. Cependant, ces règles étaient souvent peu appliquées ou limitées à certaines zones. La nouveauté majeure de la réglementation actuelle est qu’elle devient obligatoire pour tous les chiens et chats, avec des standards internationaux précis pour les microchips (puce électronique de la taille d’un grain de riz) et un système de base de données numérique centralisé, plutôt qu’un simple registre local ou partiel.
Des obligations similaires ailleurs dans le monde
Plusieurs pays ou villes ont déjà adopté des règles proches, même si les contextes et les objectifs peuvent varier. Dans de nombreux pays européens, l’identification et l’enregistrement des chiens sont déjà obligatoires. Par exemple, 24 états membres de l’Union européenne, dont la France, exigent la pose d’une puce électronique pour les chiens, et certains le font aussi pour les chats. Dans plusieurs villes comme Berlin, une réglementation municipale impose aussi l’enregistrement et la puce électronique pour les chiens, avec des sanctions en cas de non-conformité. En Italie, chaque chien doit être identifié par une puce électronique depuis 2008. En Nouvelle-Zélande ou en Australie, des règles similaires existent, souvent liées à la lutte contre les maladies ou à l’importation d’animaux. Dans certaines villes d’Inde comme Chennai, les autorités ont même récemment rendu obligatoires l’insertion de micro-puces et le certificat de bonne santé pour les chiens, dans le cadre d’un plan de santé publique. En dehors de lois nationales, la plupart des pays demandent aujourd’hui une puce conforme aux normes ISO pour des voyages internationaux d’animaux domestiques, notamment afin de valider les documents de santé et de vaccination lors d’entrées et sorties sur leur territoire.











